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Posts by: "Addicted2"

88,79 km – 5:01:27 – 17,93 km/h

Nous nous levons de manière très matinale. Douche et petit déjeuner dans la foulée (avec de l’excellent pain d’épice au gingembre acheté la veille chez Albert Hein). Le temps de tout replier il est 9h lorsque nous quittons le camping. Nos voisins (une famille de cyclo-campeurs allemands on été plus rapide que nous et sont déjà partis). La nuit a été humide, mais le soleil tente de percer les nuages bien gris.

La campagne autour d’Utrecht est très belle. On partage les pistes avec plusieurs groupes scolaires. Une petite balade de début d’année peut-être? Le début d’étape est parfaitement plat. On parcourt la périphérie d’Utrecht et découvrons de belles villas et châteaux. Un peu après midi, nous arrivons sur les berges du Rhin inférieur. Nous nous y arrêtons pour manger; nous préparons des nouilles au canard. Quelques gouttes se mettent à tomber comme pour nous tester, et s’arrêtent très vite. On profite, car nous avons déjà fait 52km sur les 85 prévu pour la journée.

Après midi, nous roulons dans une forêt dans laquelle notre piste (une petite bande d’asphalte hyper roulante) joue aux montagnes russes. C’est gai! Voila le dénivellé du jour qui affolait le topo! Ce passage était à la fois beau et agréable à parcourir. Plus loin, nous nous retrouvons à nouveau en bordure du Rhin et de sa plaine inondable. La pluie commence à tomber, ce qui n’était pas prévu 😉 Nous nous décidons donc à réserver une chambre à l’hôtel pour ce soir. Car la soirée est annoncée très mouillée. On quitte la trace prévue pour suivre les flèches du LF4 afin d’aller vers le centre d’Arnhem où se trouve notre hôtel (le camping lui se trouvait sur le Rhin). Le dénivelé s’affole un peu (dans les proportions possibles aux Pays-Bas) à travers la forêt. C’est très agréable à parcourir.

On arrive à Arnhem en butant sur la voie de chemin de fer. A partir d’ici il n’y a plus qu’à suivre les voies pour atteindre le Design Hotel Modez. Les vélos dormiront dehors sur la place en face de l’hotel. Après la douche, nous sortons pour une petite balade et pour manger. On fait un stop au café brasserie Dudok pour une boisson et des bitterballen. On a l’intention d’aller voir les quais avant de manger indonésien. La pluie nous rattrape à la Sabelpoort, juste avant les quais. Du coup on inverse notre plan, et allons manger chez Knuss, resto indonésien qui se trouve juste à côté. Nos plats sont excellents. En dessert Bri tente des crêpes vertes fourrées à la coco accompagnées de glace tandis que je goûte le « Kapi turuk » un café à l’indonésienne, sorte d’infusion de café où — en l’absence de cafetière à pompe— il faut laisser le café reposer un peu pour laisser tomber le marc au fond du verre…

En sortant du resto, la pluie a cessée et on va sur les quais. Après quelques photos, nous traversons la ville et la pluie reprend, comme prévu par les prévisions météo. Nous quittons sans regret une grand place qui semble être le lieu de sorties des étudiants! Nous arrivons à l’hôtel trempés, bien contents de passer la nuit au sec!

Aujourd’hui on ne pédale pas, on découvre Utrecht! Lever sans stress, on va dans le centre à pied. On déjeune chez Pushkin, café installé dans un ancien garage/showroom. Pendant qu’on attend d’être servi (un très long moment) je peux voir toutes sortes de cyclistes passer… On se ballade ensuite en ville, on passe à la Domtoren puis progressons un peu à l’aveugle et au gré de notre inspiration. A midi, on mange ‘léger’ chez « Het Zuiden » dans la Mariastraat, rue fort passante. Nous sommes en terrasse au soleil et avons même droit à quelques passages de groupes en plein brulages de culottes/enterrement de vie de garçons! Ambiance donc 🙂

Nous quittons ensuite le centre au profit de rues plus calmes et résidentielles. Nous allons jusque devant la maison « Schröder », conçue par l’architecte Gerrit Rietveld. La maison — de 1924 — est superbe, dans son style très particulier. En retournant vers le centre, nous nous arrêtons pour boire un café/jus d’orange, à nouveau en terrasse et avons à nouveau loisir de regarder des cyclistes de tout genre.

Nous repassons au camping nous poser un peu avant de ressortir pour le dîner au resto « C’est ça » où nous avons réservé une table. Nous avions essayé la veille de réserver mais il était visiblement trop tard et au vu des critiques élogieuses, on n’a vraiment envie d’essayer ça. En plus ce n’est pas loin de notre camping. Le resto se présente comme gastronomique. Sans être follement créatif, ce qu’on y mange (un menu 5 services ‘surprise’) est bon. Service très sympathique assuré par de très jolies jeunes femmes. Un gros bémol pour la pièce de boeuf qui est arrivée tiédasse voir froide. Dommage.

Nous retournons au camping par ce trajet que nous commençons à très bien connaitre à présent pour une bonne nuit de sommeil.

101,58 km – 5:56:14 – 17,70 km/h

Déjeuner à l’hôtel à 8h15, très bon et varié. Depuis la très belle salle de déjeuner nous pouvons admirer l’intense pluie qui s’abat sur les voitures garées dans la cour. Pour le coup, nous sommes bien contents d’être au sec! Un tel départ au camping aurait été plutôt désagréable! Les prévisions météo nous annoncent que ce déluge sera de courte durée. En pliant nos affaires dans la chambre, on voit passer beaucoup de vaillant cyclistes, plus ou moins équipés contre la pluie!

La pluie a cessé lorsque nous nous mettons en route vers 9h40. Et il ne pleuvra plus de la journée! Nous débutons notre parcours du jour dans la forêt (après un petit passage à pied suite à une déviation dûe à des travaux, l’accès à notre piste était bloqué par des machines). La forêt s’ouvre sur des paysages de landes avec de belles étendues d’eau. C’est très joli!

Nous devons assez rapidement emprunter un petit bac qui nous permet de traverser un canal, le Bersele Maas. Canal que nous suivrons ensuite vers l’ouest avec un vent de face monstrueux! Ce passage est heureusement court, on en finirait presque par comprendre que même les adolescents passent au vélo électriques (…). Après quelques kilomètres, nous reprenons un bateau, plus grand cette fois, et pour un vrai trajet entre Woudrichem et Gorinchem. Ces deux villes sont très mignonnes et on aimerait avoir du temps pour s’y arrêter.

Plus loin, à Vianen, nous reprenons un troisième bateau! Il est 17h et le service s’arrête à 18h. On peut s’estimer heureux! Après cette courte traversée, nous suivrons un très agréable canal qui rejoindre l’Adam-Rijnkanaal. Ce dernier nous amènera à (très) vive allure dans les banlieues d’Utrecht. C’est l’heure de sortie des bureaux, il y a beaucoup de vélos de toutes sortes. C’est très gai pour nous de rouler comme ça avec les gens du coin!

La traversée du centre est plus compliquée. Le balisage se fait plus difficile à suivre et on se perd un peu. Et vu qu’on ne sait pas trop où on doit aller, on doit souvent s’arrêter, ce qui est très compliqué sur des pistes cyclables étroites avec beaucoup de passage. Nous arrivons au camping (très légèrement à l’écart du centre ville, dans un parc) à 18h30 et la réception ré-ouvre à 19h.

Nous nous installons et après une bonne douche, partons vers le centre, mais vu l’heure nous n’allons pas très loin. Nous mangeons au restaurant De Kust qui propose d’excellents plats de poisson. Retour au camping et dodo tardif!

94,43 km – 5:16:56 – 18,26 km/h

Nous déjeunons vers 9h15 au Kontiki (les baba-cool ne sont pas des gens du matin!). Le temps de replier la tente on quitte le camping vers 10h45 par un temps frais mais sous le soleil. Aujourd’hui parcours à priori facile, nous suivons le LF2 pendant un long moment et avons de plus déjà effectué ce même trajet dans l’autre sens il y a 4 ans. Nous en avions gardé un bon souvenir, on va voir si ça se confirme dans ce sens-là!

On se perd un peu autour de la gare d’Ekeren, endroit où on se souvient s’être perdu la fois passée! Une flèche peu claire et la confirmation dans l’erreur par une flèche du LF2 dans l’autre sens, on en deviendrait fou! De plus en Belgique le sens des LF n’est pas distingué par A ou B comme au Pays-Bas. On n’y comprenait plus rien…

On repasse avec plaisir à Kalmthout qu’on aurait placé beaucoup plus près d’Anvers… Comme quoi les souvenirs ne gardent que le meilleur! Nous repassons la frontière avec son petit abri pour douanier dans la forêt. Les passages sur les petites routes de campagnes néerlandaises sont tout à fait reconnaissable et le fait qu’on se fait frôler par les automobilistes me revient très clairement à l’esprit.

A plusieurs reprises, nous avons de très beaux passages en forêt et l’arrivée à Breda est vraiment très agréable. Par moment on se croirait en forte de soignes. Michel lira plus tard à l’hôtel qu’il y a quelques temps, les habitants de Breda rêvaient que leur ville ressemble à leur ville idéale… qui n’est autre que Bruxelles!

Nous traversons quasi toute la ville afin d’aller à notre hôtel qui se trouve au nord-est de la ville, sur le LF9 qui nous fera partir vers Utrecht! Les vieux quartiers sont sympas, avec tout plein de restos et café. Il fait beau et l’ambiance y est!

Notre hôtel, « Het Scheepshuis » est très beau et l’accueil chaleureux. Nous nous installons, nous douchons et partons à la recherche d’un resto. La dame de l’hôtel nous a conseillé quelques restaurants de l’autre côté de la ville et nous conseille de réserver. On ira à la cool et on ne pourra pas suivre ses conseils ces restos étant effectivement full.

On finit au resto grec « Sirtaki » avec un gros patron bourru qui n’engage que des serveuses canons… On reçoit un verre d’ouzo avant de recevoir nos plats de grillades, excellentes, mais des portions monstrueusement énormes!

On rentre sous un crachin à l’hôtel et allons nous coucher. Demain nous attends une de nos grosses étapes.

76,07 km – 4:51:03 – 16,28 km/h

Départ relax vers 10h30 après avoir ajusté les sacoches de Bri et un peu chipoté avec la sangle qui maintient le sac rouge au-dessus des sacoches. On devra d’ailleurs s’arrêter devant la Cathédrale Saint-Michel et Gudule pour refiler tout ça 😉 on dirait qu’on a plus trop l’habitude. D’ici quelques jours, on aura retrouvé la main!

Cette année nous nous sommes décidés pour une parcours un peu en dernière minute sur base de villes que nous souhaitions découvrir depuis quelques temps (Utrecht, Münster, Wuppertal,…). Quoi de mieux que de les relier à vélo afin d’en parcourir les alentours et peut-être en comprendre mieux l’histoire. Nous voici donc en route pour un millier de kilomètres au départ de chez nous et à travers trois pays, la Belgique, les Pays-Bas et l’Allemagne.

Petite photo souvenir des vélos devant notre immeuble avant de partir sur mon chemin de tous les jours. La météo est un peu nordique; le soleil chauffe fort, mais le vent ONO est bien frais!

Au menu du jour: nous allons suivre le canal direction Vilvoorde, ensuite la Senne via Zemst puis le Rupel en passant par Boom (passage en petit bateau pour traverser le Rupel), puis Niel et enfin Anvers. Le parcours est plat (160m de D+) et les paysages sont très beaux. Bri qui avait peur que cette étape ne soit pas très bucolique est très agréablement surprise! Le soleil et le ciel nuageux subliment les paysages et intensifie les contrastes. Nous nous retrouvons parfois face au vent mais il n’est jamais handicapant.

Nous alternons en suivant les points noeuds en quittant Bruxelles et rejoignons les LF2 qui vient de Leuven et Mechelen. Le parcours cyclable entre Zemst et Boom est vraiment super, très beau et super agréable. On se promet de revenir, c’est tellement proche de nous, pourquoi s’en priver.

Lorsque nous arrivons aux alentours d’Anvers, il y a d’abord une approche un peu industrielle (traversée de zoning pas super sexy) et nous re-voila le long de l’Escaut (que nous avons déjà longé quelques kilomètres plus haut). On doit prendre un tunnel pour traverser une assez grosse route et je pense être maline en sautant dans un ascenseur qui en fait descend sous l’Escaut pour aller de l’autre côté 🙂 Demi-tour, on remonte et nous voici sur le quai Plantin que nous connaissons. La piste cyclable est en travaux, nous prenons la route et pas la déviation compliquée qui envoie surement sur les pavés. Hé bien ça ne plait pas à certains automobilistes qui nous klaxonnent!

Nous filons vers le Nordkasteel où se trouve notre camping; le Kontiki! Il s’agit d’un camping baba-cool éphémère un peu à l’écart de la ville. Nous arrivons en pleine séance de mariage! C’est une première ça 🙂 Quand on finit de monter la tente, la cérémonie se termine et les invités se repartissent un peu partout pour boire un verre et discuter.

Après une douche (dans une petite cabane peu improvisée), nous partons en ville manger. Nous choisirons le café Bacchus — beaucoup d’autres possibilités sont fermées. Bri prend le bolo (énorme) et moi les pâtes maison (un peu rikiki). C’est bon. Bri goûte la Bacchus et n’est pas séduite et moi je prends une gueuze.

Nous faisons un peu de shooting autour du MAS (le concours de saut à la perche sur l’Escaut est terminé). La lumière est top. Retour au camping, on se lave les dents et on se couche… et il se met à pleuvoir!

 

27,80 km – 1:46:36 – 15,64 km/h

Petit-déjeuner à l’hotel puis préparation des bagages. On ne se presse pas trop, la météo n’étant pas très excitante. On finira par partir vers 10h. Heureusement la pluie semble diminuer un peu voir disparaître, ce qui est toujours plus encourageant pour prendre la route!

On pensait que le Bodensee Radweg nous offrirait une vue sur le lac, mais en fait non. En tout cas pas pour ce tronçon là. Il y a le plus souvent des constructions ou des bois entre la route et le lac. Le style de village (orienté tourisme) change, cela devient de moins en moins « bavarois ».

On voit beaucoup d’arbres fruitiers basses tiges (poires, pommes, prunes) ainsi que des vignes. Nous arrivons à destination vers 12h30. On va au parc au bord de l’eau pour diner avec ce qu’il nous reste; les fromages de l’avant-veille et des BelVita! Il se remet à pleuvoir et on se dirige directement vers l’hôtel qui heureusement nous permet de faire une early-check-in!

Hôtel un peu spécial de l’extérieur, mais aussi à l’accueil et les couloirs. La chambre est petite, mais aménagée de façon moderne. Fort cher cependant pour ce que c’est (134€) surtout vu l’emplacement décentré. Mais c’est à nouveau à cause du salon Eurobike! 

Après une bonne douche, je me rends au salon (tant qu’à être là…). Bri se ballade en ville. Je mets 40 bonnes minutes à pieds pour y arriver depuis l’hotel. Quatorze euros l’entrée, ce n’est pas donné! Le salon est immense, malheureusement beaucoup de stands sont déjà en train de replier malgré l’heure (à peine 16h). La visite est intéressante malgré tout, même si j’ai l’impression de devoir passer très vite partout. Je quitte vers 17h45 pour rejoindre Bri à l’hôtel, puis nous sortons pour aller manger.

Notre premier choix de resto (tapas) étant fermé, on se retrouve sur le port et on prend une table (la seule disponible) près de la porte d’entrée. On mange très bien; Spätzle, Schinken, Käse pour moi, pâtes aux scampis pour Bri. Il fait frais quand on sort du resto et nous rentrons vite à l’hôtel. Prépa des bagages pour demain et dodo. Nous prenons le train relativement tôt demain matin et refaisons le trajet entre Aachen et Eupen en vélo.

Réveillés un peu avant huit heures, on traine un peu au lit avant de descendre au petit-déjeuner. On sera seuls dans la salle du buffet. Ce dernier parait un peu petit au premier abord, mais s’averera très bien au final. Bri range un peu la chambre avant de sortir, de mon côté je complète le récit de la veille dans notre carnet.

Au moment où nous mettons le nez dehors, il ne pleut plus! On prend quand même les parapluies… Nous retournons dans la vieille ville et on profite (enfin) de la belle vue sur le Bodensee. La ville est plutôt contrastée entre les vieux bâtiments assez beaux et charmants et des côtés un peu abandonnés. En particulier derrière la gare et la fin des voies où — si on comprend bien } il va y avoir du changement (affichage d’un projet architectural pour la ville).

A midi, on souhaite manger « léger » et on entre donc chez café Vogler. Bri prend une soupe au potiron, moi un tramezzini avec Ruhrei (en fait une tartine à l’omelette). Je me laisse tenter ensuite par une gourmandise (Florentiner Apflekuchen) et un café. Je termine le récit jusque là et nous payons l’addition. Il ne pleut pas!

On retourne sur le pont et on monte au phare (2,10€ pp). Le gardien est très sympathique et volubile et cherche le contact avec les touristes! La vue depuis le haut du phare est très belle; un beau panorama sur la ville et l’immense lac qu’est le Bodensee. Il pleut sur Bregenz de l’aitre côté du lac.

On continue notre découverte du centre ville et allons voir l’ancienne Rathaus, qui est malheureusement fermée. Le bâtiment est magnifiquement peint — dans les tons rouges principalement. On se dirige ensuite vers le Stadtmuseum qui, comme on l’avait vu sur le site, est lui aussi fermé. L’expo sur Paul Klee se terminait le 28 août… dommage!

On flâne encore, avant de retourner devant la Rathaus où du carillon devrait être joué « tous les jours à 17h45 ». On attendra en vain, rien ne se passe! La pluie par contre est à nouveau là…. On se dirige sans attendre vers le resto Wissingen qui nous a attiré pendant notre balade avec sa mousse au chocolat blanc! Hugo en apéro, tartare de poisson fumé en entrée (délicieux) puis du matje pour Bri et du porc à la bière avec Knödel pour Mi. Tout est très bon mais trop copieux! On prend malgré tout la mousse au chocolat blanc et fraises marinées qui s’avèrera être une grosse déception. Ce n’est pas mauvais, mais plutôt une sorte de glace vanille parfumée au chocolat blanc accompagnée de fraises froides…

Retour à l’hôtel sous la pluie. On se félicite d’avoir porté les parapluies toute la journée!

73,59 km – 4:28:25 – 16,45 km/h

Ce matin, Bri est sorti de la tente pour aller nager dans le lac! Je passe mon tour cette fois-ci et commence à plier le camp. On mange un porridge fort sucré (tout le sucre est resté dans le fond du sac dirait-on) et un thé. On est prêts assez tôt vu qu’on fait notre « check-out » à 8h55. Ce camping est plus cher que les autres, mais les sanitaires valent bien la différence.

Le ciel est couvert et notre prévision météo annonce de la pluie… Néanmoins, le soleil — vaillant — cherche à percer pendant les premiers kilomètres et les paysages sont très beaux également avec cette lumière différente.

Sur notre gauche, face nord, on voit les installations de sports d’hiver; remontées mécaniques et pistes de ski mais aussi de luge d’été. De l’autre côté, sur notre droite, c’est plutôt l’exploitation agricole qui prime. Tout parait un peu plu « roots » qu’en début de voyage, mais nous appréçions ce côté vrai et authentique.

La pluie se met à tomber. On continue dans un premier temps en maillots manches courtes vu qu’il ne s’agit que de quelques gouttes. On passe devant une fromagerie où l’on s’arrête pour acheter deux morceaux de fromages: un aux fleurs absolument délicieux et l’autre plus type raclette dont la croûte à un gout très prononcé. A la sortie du magasin, nous enfilons nos gilets sans manches car la pluie s’est intensifiée.

Nous enchainons ensuite avec une grosse descente. Une fois arrivés en bas, ça y est on est trempés! Entre la pluie et l’eau qui remonte par les roues; on s’est fait avoir 😉 On s’abrite à un arrêt de bus, on met les vestes et on mange du fromage comme pour se remonter le moral.

Rencontre avec des vététistes électriques avec qui j’échange quelques mots. On prend ensuite un peu moins le temps de regarder le paysage. Difficile vu les conditions de pouvoir prendre des photos. Et c’est vraiment dommage parce que l’eau qui s’évapore au-dessous des arbres et la luminosité qui perce au loin sous la couche de nuages gris donnent du caractère au paysage.

Notre pause midi se fera dans un (autre) abris-bus sur une route malheureusement fort passante. Pendant qu’on mange la pluie s’arrête presque mais au moment de se remettre en route elle reprend de plus belle! On a chacun mit un maillot ou un pull en plus et on les gardera jusqu’à Lindau sans avoir trop chaud. La température a dégringolé!

A Lindau, ce sera à l’hôtel. Camper sous cette météo ne serait pas vraiment une partie de plaisir. Malheureusement il n’y a pas grand chose de libre, car l’EuroBike à lieu ce week-end là à Friedrichshaven…. Pas de chance. On renonce sagement à l’hôtel de luxe à 515€ les deux nuits et on se décide pour le Freihof nettement moins cher mais hors de l’île et surtout, nettement moins glamour!

On y arrive à 15h30, la réception n’ouvre qu’à 16h… voila ce qui arrive quand on roule trop vite? On se met à l’abri en face devant la vitrine d’un magasin. A 16h on reçoit les clés. Les vélos iront dans une chaufferie assez sale et pas très excitante. La chambre est grande avec beaucoup de place pour faire sécher nos affaires! 

Après la douche, on se remet en route vers la vieille ville sur l’île (Insell). Il pleut toujours à verse, on peut heureusement emprunter des parapluies à l’hôtel car nos vestes de vélos n’ont pas de capuches (note pour les années prochaines). One cherche pas trop longtemps après un resto et on va chez l’italient Da Capo sur la Maximilianstraße.

Je prends une pizza quatre saisons pas exceptionnelle, Bri les pâtes fraîches du chef qui s’avèrent être un meilleur choix même si un peu trop copieux. L’antipasti partagé en entrée était bon.

Retour à l’hôtel sous la pluie qui ne faiblit toujours pas. Et qui continuera toute la nuit! Bri file au lit avant 22h. Je surfe un peu (beaucoup?) avant de la rejoindre. J’ai très chaud (et soif) dans cette chambre malgré les fenêtres ouvertes (et les radiateurs éteints — oui on a vérifié).

Peut-être à cause du café italien que j’ai bu mais j’ai l’impression de ne pas bien dormir…

68,32 km – 4:06:35 – 16,62 km/h

Réveil et lever assez tôt. Petit déjeuner avec des Bel Vita et du thé. On est en route à 9h22! A nouveau, la météo est avec nous et il fait super beau; pas un seul nuage dans le ciel! Du coup ça tape et il fait déjà très chaud. De plus, contrairement aux autres jours, nous n’aurons pas de passages forestiers pour nous rafraichir…

Le paysage change, on s’éloigne des montagnes. La plaine est large mais relativement valonnée. A quelques kilomètres du camping, nous voyons le chateau de Neuschwanstein. Vu depuis notre piste cyclable il ne nous parait pas si impressionnant et ne se présente pas sous son profil « carte postale ». Malgré l’heure relativement matinale, les touristes arrivent déjà.

Un peu plus loin, nous croisons la Via Claudia Augusta que nous avons parcourue en 2014.

Partout, les fermiers fauchent les prairies pour soit faire du foin, soit récolter l’herbe fraîche qu’ils mettent dans des silos.

A Nesselwang, un sympathique bourg un peu plus important, Bri ne parvient pas à décrocher la pédale, elle se tape le tibia sur cette dernière… Juste à ce carrefour, il y a une fontaine avec de l’eau fraîche. Elle en profite donc pour mettre sa jambe dans le petit bassin. Un beau bleu s’annonce! On remplit les gourdes, mangeons un léger encas et reprenons la route.

Notre stop du midi se fera au sommet d’une côte. Une table de pic-nic légèrement en hauteur par rapport à la route offre un beau point de vue panoramique (avec un impressionnant pont d’autoroute). Nous nous partageons un paquet de nouilles. Seule désavantage de ce spot, on est en plein soleil!

On arrive assez tôt au Großer Alpsee et son camping plutot design. Nous prenons place dans la plaine pour tentes et on sera entouré de nombreux cyclistes, dont un couple en Spe Sequoia qui voyage avec un petit chien.

Nous allons à « la plage » vers 17h. Elle est à cette heure encore bien remplie avec des familles et des jeunes enfants. Nous allons nous baigner à tour de rôle. L’eau est bonne, avec des courants chauds et d’autres froids. Dommage pour la légère odeur de vase et l’eau qui du coup n’est pas vraiment transparente.

Retour au camping pour la douche (super top). Nous ressortons ensuite par la plage pour aller manger un peu plus loin (Goulash pour Bri, et omelette à l’Emmental avec salade pour moi). Très bon!

Petite promenade sur les pontons au soleil couchant avant le dodo. Gros orage pendant la nuit.

66,61 km – 4:05:21 – 16,29 km/h

Après un petit-déjeuner à l’hôtel et avoir fait nos sacs avec notre linge tout propre, nous quittons Garmisch-Partenkirchen par le même chemin enchanteur qu’avant-hier.

Le long du chemin de ferLe long du chemin de fer

Le début longe le chemin de fer et quelques bâtiment industriel, mais très vite on se retrouve à nouveau en pleine nature. En jetant un coup d’oeil par-dessus l’épaule, on peut voir Garmisch disparaître doucement.

Au-revoir GarmischAu-revoir Garmisch

Il n’y a pas un nuage, et il va faire encore une fois très chaud aujourd’hui. Pour le moment, on profite de la rivière.

En chemin, on fil un coup de main à un cycliste local qui a un soucis avec son pédalier. Le pas de vis de sa pédale est malheureusement fort abîmé, mais avec l’aide de mon multi-outils, on parvient à la coincer tant bien que mal sur la manivelle. De quoi atteindre Garmisch et de trouver une meilleure solution…

Le balisage du Bo-Ko laisse à désirer par endroits, mais pas de quoi se perdre vraiment.

Pour midi, nous nous arrêtons en bordure de forêt, juste à côté d’une prairie avec des vaches.

Vache

On mange des ramen « goût canard » achetés ce matin au magasin proche de l’hôtel. Ca peut paraître étrange de manger des pâtes chaudes alors qu’on est en voyage, mais c’est une formule qui nous convient bien. Ca permet d’éviter la monotonie du pain/saucisson, c’est assez digeste (ce qui est important quand on doit encore pédaler une belle partie de l’après-midi) et pas trop copieux.

Après un long passage en forêt, on retrouve des paysages plus ouvert qui nous offrent de très belles vues.

A beaucoup d’endroits, on voit des tracteurs qui coupent l’herbe, retournent le foin, le mettent en ballots, ou même qui ramassent l’herbe tout fraîche pour la mettre en silo. Le tout nous gratifie d’un agréable parfum d’herbe fraîchement coupée.

Grosse chaleur, ou contre-coup de la journée de repos, Brig se sent fatiguée.

Vers seize heures, on arrive au camping du Bannwaldsee. Le camping est immense, et on est conduit à notre emplacement en suivant un quad. On est placé tout près de l’eau. Brig en profite pour se baigner ; je n’y mettrai que les pieds. Je trouve l’eau bien fraîche tout de même.

On soupe au restaurant du camping. Les portions sont à nouveau énorme et, si nos plats sont bons, c’est tout de même du lourd !

Avant de dormir, on profite des dernières lueurs du jour qui se reflètent encore dans l’eau du lac.

Fin du jour en bord du lacDernière lueurs du jour sur le lac

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