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Destination choisie "Allemagne"

27,80 km – 1:46:36 – 15,64 km/h

Petit-déjeuner à l’hotel puis préparation des bagages. On ne se presse pas trop, la météo n’étant pas très excitante. On finira par partir vers 10h. Heureusement la pluie semble diminuer un peu voir disparaître, ce qui est toujours plus encourageant pour prendre la route!

On pensait que le Bodensee Radweg nous offrirait une vue sur le lac, mais en fait non. En tout cas pas pour ce tronçon là. Il y a le plus souvent des constructions ou des bois entre la route et le lac. Le style de village (orienté tourisme) change, cela devient de moins en moins « bavarois ».

On voit beaucoup d’arbres fruitiers basses tiges (poires, pommes, prunes) ainsi que des vignes. Nous arrivons à destination vers 12h30. On va au parc au bord de l’eau pour diner avec ce qu’il nous reste; les fromages de l’avant-veille et des BelVita! Il se remet à pleuvoir et on se dirige directement vers l’hôtel qui heureusement nous permet de faire une early-check-in!

Hôtel un peu spécial de l’extérieur, mais aussi à l’accueil et les couloirs. La chambre est petite, mais aménagée de façon moderne. Fort cher cependant pour ce que c’est (134€) surtout vu l’emplacement décentré. Mais c’est à nouveau à cause du salon Eurobike! 

Après une bonne douche, je me rends au salon (tant qu’à être là…). Bri se ballade en ville. Je mets 40 bonnes minutes à pieds pour y arriver depuis l’hotel. Quatorze euros l’entrée, ce n’est pas donné! Le salon est immense, malheureusement beaucoup de stands sont déjà en train de replier malgré l’heure (à peine 16h). La visite est intéressante malgré tout, même si j’ai l’impression de devoir passer très vite partout. Je quitte vers 17h45 pour rejoindre Bri à l’hôtel, puis nous sortons pour aller manger.

Notre premier choix de resto (tapas) étant fermé, on se retrouve sur le port et on prend une table (la seule disponible) près de la porte d’entrée. On mange très bien; Spätzle, Schinken, Käse pour moi, pâtes aux scampis pour Bri. Il fait frais quand on sort du resto et nous rentrons vite à l’hôtel. Prépa des bagages pour demain et dodo. Nous prenons le train relativement tôt demain matin et refaisons le trajet entre Aachen et Eupen en vélo.

Réveillés un peu avant huit heures, on traine un peu au lit avant de descendre au petit-déjeuner. On sera seuls dans la salle du buffet. Ce dernier parait un peu petit au premier abord, mais s’averera très bien au final. Bri range un peu la chambre avant de sortir, de mon côté je complète le récit de la veille dans notre carnet.

Au moment où nous mettons le nez dehors, il ne pleut plus! On prend quand même les parapluies… Nous retournons dans la vieille ville et on profite (enfin) de la belle vue sur le Bodensee. La ville est plutôt contrastée entre les vieux bâtiments assez beaux et charmants et des côtés un peu abandonnés. En particulier derrière la gare et la fin des voies où — si on comprend bien } il va y avoir du changement (affichage d’un projet architectural pour la ville).

A midi, on souhaite manger « léger » et on entre donc chez café Vogler. Bri prend une soupe au potiron, moi un tramezzini avec Ruhrei (en fait une tartine à l’omelette). Je me laisse tenter ensuite par une gourmandise (Florentiner Apflekuchen) et un café. Je termine le récit jusque là et nous payons l’addition. Il ne pleut pas!

On retourne sur le pont et on monte au phare (2,10€ pp). Le gardien est très sympathique et volubile et cherche le contact avec les touristes! La vue depuis le haut du phare est très belle; un beau panorama sur la ville et l’immense lac qu’est le Bodensee. Il pleut sur Bregenz de l’aitre côté du lac.

On continue notre découverte du centre ville et allons voir l’ancienne Rathaus, qui est malheureusement fermée. Le bâtiment est magnifiquement peint — dans les tons rouges principalement. On se dirige ensuite vers le Stadtmuseum qui, comme on l’avait vu sur le site, est lui aussi fermé. L’expo sur Paul Klee se terminait le 28 août… dommage!

On flâne encore, avant de retourner devant la Rathaus où du carillon devrait être joué « tous les jours à 17h45 ». On attendra en vain, rien ne se passe! La pluie par contre est à nouveau là…. On se dirige sans attendre vers le resto Wissingen qui nous a attiré pendant notre balade avec sa mousse au chocolat blanc! Hugo en apéro, tartare de poisson fumé en entrée (délicieux) puis du matje pour Bri et du porc à la bière avec Knödel pour Mi. Tout est très bon mais trop copieux! On prend malgré tout la mousse au chocolat blanc et fraises marinées qui s’avèrera être une grosse déception. Ce n’est pas mauvais, mais plutôt une sorte de glace vanille parfumée au chocolat blanc accompagnée de fraises froides…

Retour à l’hôtel sous la pluie. On se félicite d’avoir porté les parapluies toute la journée!

73,59 km – 4:28:25 – 16,45 km/h

Ce matin, Bri est sorti de la tente pour aller nager dans le lac! Je passe mon tour cette fois-ci et commence à plier le camp. On mange un porridge fort sucré (tout le sucre est resté dans le fond du sac dirait-on) et un thé. On est prêts assez tôt vu qu’on fait notre « check-out » à 8h55. Ce camping est plus cher que les autres, mais les sanitaires valent bien la différence.

Le ciel est couvert et notre prévision météo annonce de la pluie… Néanmoins, le soleil — vaillant — cherche à percer pendant les premiers kilomètres et les paysages sont très beaux également avec cette lumière différente.

Sur notre gauche, face nord, on voit les installations de sports d’hiver; remontées mécaniques et pistes de ski mais aussi de luge d’été. De l’autre côté, sur notre droite, c’est plutôt l’exploitation agricole qui prime. Tout parait un peu plu « roots » qu’en début de voyage, mais nous appréçions ce côté vrai et authentique.

La pluie se met à tomber. On continue dans un premier temps en maillots manches courtes vu qu’il ne s’agit que de quelques gouttes. On passe devant une fromagerie où l’on s’arrête pour acheter deux morceaux de fromages: un aux fleurs absolument délicieux et l’autre plus type raclette dont la croûte à un gout très prononcé. A la sortie du magasin, nous enfilons nos gilets sans manches car la pluie s’est intensifiée.

Nous enchainons ensuite avec une grosse descente. Une fois arrivés en bas, ça y est on est trempés! Entre la pluie et l’eau qui remonte par les roues; on s’est fait avoir 😉 On s’abrite à un arrêt de bus, on met les vestes et on mange du fromage comme pour se remonter le moral.

Rencontre avec des vététistes électriques avec qui j’échange quelques mots. On prend ensuite un peu moins le temps de regarder le paysage. Difficile vu les conditions de pouvoir prendre des photos. Et c’est vraiment dommage parce que l’eau qui s’évapore au-dessous des arbres et la luminosité qui perce au loin sous la couche de nuages gris donnent du caractère au paysage.

Notre pause midi se fera dans un (autre) abris-bus sur une route malheureusement fort passante. Pendant qu’on mange la pluie s’arrête presque mais au moment de se remettre en route elle reprend de plus belle! On a chacun mit un maillot ou un pull en plus et on les gardera jusqu’à Lindau sans avoir trop chaud. La température a dégringolé!

A Lindau, ce sera à l’hôtel. Camper sous cette météo ne serait pas vraiment une partie de plaisir. Malheureusement il n’y a pas grand chose de libre, car l’EuroBike à lieu ce week-end là à Friedrichshaven…. Pas de chance. On renonce sagement à l’hôtel de luxe à 515€ les deux nuits et on se décide pour le Freihof nettement moins cher mais hors de l’île et surtout, nettement moins glamour!

On y arrive à 15h30, la réception n’ouvre qu’à 16h… voila ce qui arrive quand on roule trop vite? On se met à l’abri en face devant la vitrine d’un magasin. A 16h on reçoit les clés. Les vélos iront dans une chaufferie assez sale et pas très excitante. La chambre est grande avec beaucoup de place pour faire sécher nos affaires! 

Après la douche, on se remet en route vers la vieille ville sur l’île (Insell). Il pleut toujours à verse, on peut heureusement emprunter des parapluies à l’hôtel car nos vestes de vélos n’ont pas de capuches (note pour les années prochaines). One cherche pas trop longtemps après un resto et on va chez l’italient Da Capo sur la Maximilianstraße.

Je prends une pizza quatre saisons pas exceptionnelle, Bri les pâtes fraîches du chef qui s’avèrent être un meilleur choix même si un peu trop copieux. L’antipasti partagé en entrée était bon.

Retour à l’hôtel sous la pluie qui ne faiblit toujours pas. Et qui continuera toute la nuit! Bri file au lit avant 22h. Je surfe un peu (beaucoup?) avant de la rejoindre. J’ai très chaud (et soif) dans cette chambre malgré les fenêtres ouvertes (et les radiateurs éteints — oui on a vérifié).

Peut-être à cause du café italien que j’ai bu mais j’ai l’impression de ne pas bien dormir…

68,32 km – 4:06:35 – 16,62 km/h

Réveil et lever assez tôt. Petit déjeuner avec des Bel Vita et du thé. On est en route à 9h22! A nouveau, la météo est avec nous et il fait super beau; pas un seul nuage dans le ciel! Du coup ça tape et il fait déjà très chaud. De plus, contrairement aux autres jours, nous n’aurons pas de passages forestiers pour nous rafraichir…

Le paysage change, on s’éloigne des montagnes. La plaine est large mais relativement valonnée. A quelques kilomètres du camping, nous voyons le chateau de Neuschwanstein. Vu depuis notre piste cyclable il ne nous parait pas si impressionnant et ne se présente pas sous son profil « carte postale ». Malgré l’heure relativement matinale, les touristes arrivent déjà.

Un peu plus loin, nous croisons la Via Claudia Augusta que nous avons parcourue en 2014.

Partout, les fermiers fauchent les prairies pour soit faire du foin, soit récolter l’herbe fraîche qu’ils mettent dans des silos.

A Nesselwang, un sympathique bourg un peu plus important, Bri ne parvient pas à décrocher la pédale, elle se tape le tibia sur cette dernière… Juste à ce carrefour, il y a une fontaine avec de l’eau fraîche. Elle en profite donc pour mettre sa jambe dans le petit bassin. Un beau bleu s’annonce! On remplit les gourdes, mangeons un léger encas et reprenons la route.

Notre stop du midi se fera au sommet d’une côte. Une table de pic-nic légèrement en hauteur par rapport à la route offre un beau point de vue panoramique (avec un impressionnant pont d’autoroute). Nous nous partageons un paquet de nouilles. Seule désavantage de ce spot, on est en plein soleil!

On arrive assez tôt au Großer Alpsee et son camping plutot design. Nous prenons place dans la plaine pour tentes et on sera entouré de nombreux cyclistes, dont un couple en Spe Sequoia qui voyage avec un petit chien.

Nous allons à « la plage » vers 17h. Elle est à cette heure encore bien remplie avec des familles et des jeunes enfants. Nous allons nous baigner à tour de rôle. L’eau est bonne, avec des courants chauds et d’autres froids. Dommage pour la légère odeur de vase et l’eau qui du coup n’est pas vraiment transparente.

Retour au camping pour la douche (super top). Nous ressortons ensuite par la plage pour aller manger un peu plus loin (Goulash pour Bri, et omelette à l’Emmental avec salade pour moi). Très bon!

Petite promenade sur les pontons au soleil couchant avant le dodo. Gros orage pendant la nuit.

66,61 km – 4:05:21 – 16,29 km/h

Après un petit-déjeuner à l’hôtel et avoir fait nos sacs avec notre linge tout propre, nous quittons Garmisch-Partenkirchen par le même chemin enchanteur qu’avant-hier.

Le long du chemin de ferLe long du chemin de fer

Le début longe le chemin de fer et quelques bâtiment industriel, mais très vite on se retrouve à nouveau en pleine nature. En jetant un coup d’oeil par-dessus l’épaule, on peut voir Garmisch disparaître doucement.

Au-revoir GarmischAu-revoir Garmisch

Il n’y a pas un nuage, et il va faire encore une fois très chaud aujourd’hui. Pour le moment, on profite de la rivière.

En chemin, on fil un coup de main à un cycliste local qui a un soucis avec son pédalier. Le pas de vis de sa pédale est malheureusement fort abîmé, mais avec l’aide de mon multi-outils, on parvient à la coincer tant bien que mal sur la manivelle. De quoi atteindre Garmisch et de trouver une meilleure solution…

Le balisage du Bo-Ko laisse à désirer par endroits, mais pas de quoi se perdre vraiment.

Pour midi, nous nous arrêtons en bordure de forêt, juste à côté d’une prairie avec des vaches.

Vache

On mange des ramen « goût canard » achetés ce matin au magasin proche de l’hôtel. Ca peut paraître étrange de manger des pâtes chaudes alors qu’on est en voyage, mais c’est une formule qui nous convient bien. Ca permet d’éviter la monotonie du pain/saucisson, c’est assez digeste (ce qui est important quand on doit encore pédaler une belle partie de l’après-midi) et pas trop copieux.

Après un long passage en forêt, on retrouve des paysages plus ouvert qui nous offrent de très belles vues.

A beaucoup d’endroits, on voit des tracteurs qui coupent l’herbe, retournent le foin, le mettent en ballots, ou même qui ramassent l’herbe tout fraîche pour la mettre en silo. Le tout nous gratifie d’un agréable parfum d’herbe fraîchement coupée.

Grosse chaleur, ou contre-coup de la journée de repos, Brig se sent fatiguée.

Vers seize heures, on arrive au camping du Bannwaldsee. Le camping est immense, et on est conduit à notre emplacement en suivant un quad. On est placé tout près de l’eau. Brig en profite pour se baigner ; je n’y mettrai que les pieds. Je trouve l’eau bien fraîche tout de même.

On soupe au restaurant du camping. Les portions sont à nouveau énorme et, si nos plats sont bons, c’est tout de même du lourd !

Avant de dormir, on profite des dernières lueurs du jour qui se reflètent encore dans l’eau du lac.

Fin du jour en bord du lacDernière lueurs du jour sur le lac

Journée OFF, sans vélo.

Après le petit-déjeuner à l’hôtel, nous partons vers les gorges de Partnachklamm qui seront notre attraction du jour. Un endroit à voir absolument si on vient à Partenkirchen.

Le centre de GarmischLe centre de Garmisch

Mais avant d’arriver jusque là, nous repassons dans la rue commerçante de Garmisch. Les magasins sont désormais ouverts et nous faisons un peu de shopping. Brig achète une belle paire de chaussures qu’on envoie chez mes parents pas la poste (on n’a pas de place pour les emmener avec nous !), et je trouve chez Odlo un beau maillot de vélo, bien aéré et en promotion.

La ville est entourée de montagnesLa ville est traversée par l’eau, et entourée de montagnes

On continue notre promenade et on rejoint Partenkirchen, la partie la plus ancienne de Garmisch-Partenkirchen. Le village a beaucoup de charme, avec ses bâtiments anciens bien conservés (ou restaurés) et une ambiance paisible. A refaire, c’est de ce côté-ci qu’il faut chercher un hôtel !

On s’installe en terrasse pour un repas qu’on souhaite léger. La nourriture en Allemagne est bonne, mais les portions sont partout énormes et parfois un peu lourdes à digérer. Brig prend une lebersoup (un bouillon avec du boudin blanc), et moi je me décide pour un Kaiserschmarrn qui se trouve parmi les plats et pas au milieu des desserts où je l’aurait cherché spontanément. Le Kaiserschmarrn, ce sont des morceaux de crêpes caramélisés, servis avec de la compote de pomme. Je garde un souvenir ému du soir où nous avons découvert ce plat, en Autriche, sur la Via Claudia.

KaiserschmarrnKaiserschmarrn

Il est juste parfait, c’est un véritable régal. Si l’assiette ne paraît pas si grande au premier abord, elle est pourtant fort copieuse. Je suis content que Brig se propose de m’aider…

Après ce festin, on passe devant le tremplin de saut à ski datant des JO de 1936, avant d’entamer la route qui amène au pied des gorges.
Dès la caisse franchie, on est directement envelopper dans ces gorges profondément creusées dans la roche.

PartnachklammPartnachklamm

Les gorges sont naturelles, et le torrent était utilisé naguère pour faire descendre vers le village le bois qui était coupé au dessus des gorges. Il arrivait bien sûr que les troncs se coince dans le passage, et de courageux ouvriers devaient descendre tant bien que mal pour les libérer. Autant dire que c’était dangereux.

Fin du 19e siècle, on a perçu le potentiel touristique de ces gorges, et elles ont été progressivement aménagées pour que l’ont puisse venir les admirer sans (trop) de risque.

Le cheminement est désormais sécuriséLe cheminement est désormais sécurisé

Le passage y est sécurisé. On reste par contre soumis aux éclaboussures et surtout à l’eau qui ruisselle le long des parois.
Une fois parvenu au bout des gorges, on peut choisir de faire demi-tour, ou bien grimper un peu et redescendre par un sentier qui domine les gorges et offre une vue un peu différente.
C’est l’option qu’on choisit. Puis, arrivé en bas, on refait un passage dans les gorges !

Abords champêtre de PartenkirchenAbords champêtre de Partenkirchen

Les abords de Partenkirchen sont champêtres. On s’y promène au cours des pâturage parsemés de petites granges.
On se dirige vers la piscine, où nous entrerons gratuitement grâce à la « carte de séjour » offerte aux résidents de l’hôtel…

A l'arrière-plan, le tremplin de saut à skiA l’arrière-plan, le tremplin de saut à ski

On mange dans un resto typiquement bavarois, avec serveurs en lederhosen (culotte de cuir) et serveuses en dirndl (robe traditionnelle bavaroise).
Puis c’est le retour à l’hôtel. On est tous les deux fatigués !

103,83 km – 6:28:11 – 16,05 km/h

Bonne nuit au camping, malgré les passages de trains qui klaxonnent bruyamment. Notre emplacement est à l’extrémité du camping, qui lui-même jouxte la voie de chemin de fer et son passage à niveau…

On se lèvre assez tôt et on déjeune avec des Bel-vita et du thé. Démarrage vers 9h20.

Le début du parcours, qui aurait pu être notre fin de parcours hier soir, se révèle vite très pentu. On roule sur des chemins en gravier, en forêt, à l’abri du soleil qui donne déjà beaucoup.

Une ferme croisée sur le cheminUne ferme croisée sur le chemin

Les chemins sont déserts, on a le paysage pour nous tout seuls !
Enfin, on croise tout de même pas mal de voyageurs à vélo. Beaucoup de personnes plus âgées, mais quelques couples de notre âge aussi.

Quel calmeQuel calme… »

Avant d’arriver au Tegersee, on traverse une forêt qui présente un joli dénivelé.

Joli passage en forêtJoli passage en forêt

Le Tegernsee est joli. Mais quel circulation !
Brig va acheter des pâtisseries pour compléter notre déjeuner, avec en prime une petite douceur qu’on gardera pour le quatre heures.

Le Bo-Ko longe un moment le lac, avec de le quitter sur la droite. Un embranchement qu’on a manqué, occupés qu’on était à contourner le gros camion qui était garé sur la piste cyclable précisément à la bifurcation. Heureusement que Brig a le sens de l’orientation et qu’elle avait la carte en tête.

Le Bo-Ko monte donc, vraiment fort même, à travers un parcours de golf. La vue, une fois arrivé au sommet est magnifique.

Les chemins s'enchaînent et offrent de très beaux paysagesLes chemins s’enchaînent et offrent de très beaux paysages

Les passages de « gravel » s’enchaînent, parfois assez techniques, voir même piégeux. A un moment, je suis à deux doigts de me mettre au tas dans une descente où le gravier devient soudain profond et mou.

Une grange dans les pâturesUne grange dans les pâtures

Dans un villageDans un village

Au moment de manger le quatre heures, il se met à pleuvoir. Une famille de cyclistes s’arrête en catastrophe à hauteur du banc sur lequel nous sommes installés pour enfiler leurs K-way. Il n’en est pas question pour nous : il fait tellement chaud !

Avec la pluie, la température chute d’environ dix degrés. Il fait maintenant vingt-deux degrés, ce qui devient plus supportable.

La pluie est légèreLa pluie est légère

On quitte le Bo-Ko à Eschenlohe pour rejoindre Garmish-Partenkirchen où nous passeront les deux prochaines nuits. Le chemin monte légèrement dans la vallée. On doit passer des « cattle-grid » et passer des barrières à bétail… Un beau petit goût d’aventure et une bien belle façon d’arriver « en ville ».

La remontée de la vallée vers Garmish-PartenkirchenLa remontée de la vallée vers Garmish-Partenkirchen

L’hôtel est à Garmisch, mais un peu à l’écart du centre ville, sur la grand’route. Il est un peu daté et vaguement kitsch, mais ça fait précisément partie du charme de ces petits hôtel familiaux. Et puis il y a une foule de petites attentions qui ne me laissent pas insensible : le petit canard qui garni le tapis de douche, le nécessaire à couture accroché au mur, etc.

On s’installe, et on profite de la possibilité de faire laver notre linge pour rafraichir notre garde-robe.

Ensuite on sort manger en ville au Mukkefuck, un restaurant de cuisine locale. Un régal. On fait un petit tout dans Garmisch, très calme, avant de rentrer nous coucher.

82,89 km – 5:03:55 – 16,36 km/h

Il a plu pendant la nuit et, au matin, on découvre nos trois jeunes voisins adolescents motards qui ont dormi à la belle étoile, juste dans des sacs sur des matelas. Leur minuscule tente ne servait qu’à abriter leurs casques, et la réserve de bière. A chacun ses priorités…

Démontage du campDémontage du camp

Petit-déjeuner au porridge (on a emmené un sac avec des flocons d’avoine mélangés à du raisin sec et du sucre). En l’absence de la tasse qui nous sert de mesure à la maison, je fais un mélange au pifomètre, et ce sera donc… copieux !

On replie et on part pas trop tard, vers neuf heures quinze.

Il fait déjà chaud, de bon matin, le long du chemin de ferIl fait déjà chaud, de bon matin, le long du chemin de fer

On part en direction de Bernau am Chiemsee pour rejoindre le tracé du BöKö Radweg. Nous longeons le chemin de fer et les paysages dont d’emblée engageants

Nous quittons le Chiemsee et roulons sur des pistes cyclables le long de routes assez fréquentées.

Belle piste cyclable, à l'abri de la circulation...Belle piste cyclable, à l’abri de la circulation

Ca descend beaucoup pour commencer la journée, c’est très plaisant.
On fait une petite pause à Neubeuern dont la place est superbe.

Le soleil nous accompagneLe soleil nous accompagne

Après avoir longtemps roulé dans la plaine, une longue et éprouvante montée nous attend maintenant… Quand on pense qu’elle va se terminer, elle continue et reprend de plus belle. C’est vraiment dur sur les mollets…

On monte chacun à notre rythme et j’aurai le loisir d’attendre un petit peu au sommet et d’envisager un endroit pour le pic-nic.

Stop au sommet pour le pic-nicStop au sommet pour le pic-nic

On s’assied dans la prairie en bord de route, avec une belle vue sur les alentours. Pendant que nous mangeons nos nouilles, on peut observer les cyclistes qui terminent la montée du versant que nous nous apprêtons à dévaler dès la cantine rangée.

Prairie et montagnePrairie et montagne

On se lance donc dans la descente qui nous mène au Schliersee. On passe derrière le camping qui semble déjà bien rempli. Vu la foule, on décide de pousser jusqu’au Tegernsee.

Quelques kilomètres plus loin, nous faisons une pause pour manger un petit quelque chose sucré, et ma foi, avec la chaleur et les kilomètres qu’on a déjà dans les jambes, on se dit qu’on s’arrêterait volontiers là.

Les odeurs d'herbe fraîchement coupée nous accompagneront tout au long du voyageLes odeurs d’herbe fraîchement coupée nous accompagneront tout au long du voyage

On regarde vite sur Booking les possibilités de logement ou camping au Tegernsee, un peu inquiet de voir les campings déjà complets. On est samedi, il fait un temps splendide et, reconnaissons le, les lacs sont un sacré point d’attraction pour les touristes et les voyageurs.

On finit par se décider pour un demi-tour en direction de Schiersee, voir si on peut encore trouver une petite place malgré tout ; il n’est pas encore trop tard quand même…

Je pars en éclaireur vers le camping « Lido »… et heureusement, puisqu’on est en vélo et si on accepte de se serrer un petit peu avec les autres cyclistes, on peut avoir de la place !

Bri pourra aller faire un saut dans l’eau. La plage a été prise d’assaut aussi par les campeurs qui y installent leur tente. Placés à l’autre extrémité du camp, on n’est finalement pas si mal mis.

On mange au resto du camping. C’est très bon !
On fait une petite promenade digestive en direction du centre de Schliersee.

Balade dans le jour finissantBalade dans le jour finissant

De l’autre côté du lac, le vent s’est levé. On se dit qu’il ne faudrait pas trop trainer pour ne pas se prendre une drache sur la tête avant d’avoir rejoint le camping. Mais rentre dans la tente sans s’être pris un goutte…

106,20 km – 6:15:18 – Vmoy 16,97 km/h – Vmax 49,6 km/h

La nuit a été mouvementée avec un bel et gros orage qui arrose copieusement le camping.
Au matin, la brume se lève assez vite et découvre les sommets alentours : magique !

Le soleil illumine les sommets alentoursLe soleil illumine les sommets alentours

On déjeune rapidement avec un ensemble « biscuits-thé-banane » pendant que nos voisins replient. On les imite, pour être prêts à prendre la route à 9 heures…

C'est la file à l'accueil pour régler la noteC’est la file à l’accueil pour régler la note

On retourne vers Berchtesgaden, le Königsee étant en quelque sorte un cul de sac sur notre parcours.

Le long de la rivièreLe long de la rivière

Après le sentier qui longe la rivière, on doit emprunter une grand route à grand trafic. C’est beaucoup moins bucolique. Mais le passage n’est pas trop long et on se retrouve à nouveau à l’écart de la circulation.

Gravel!Gravel!

Les paysages sont magnifiques (j’ai un peu l’impression de me répéter sur cette série de récits).

Village bavarois sur fond de collinesVillage bavarois sur fond de collines

Nous roulons sur de belles pistes cyclables, ou des routes vraiment calmes. De temps à autre, on traverse un village. Ici, la route est particulièrement escarpée au centre du village. Il fait à nouveau très chaud aujourd’hui.

Grosse pente et belle épingleGrosse pente et belle épingle

On mange en forêt peu avant Torsendorf, à l’abri du soleil. On se « cuisine » un petit plat de pâte, bien installés sur un banc, tout en regardant les cyclistes qui traversent le bois…

A Traunstein, nous décidons de couper un petit peu par rapport au parcours que nous avons prévu pour rejoindre plus rapidement le Chiemsee.

Pont ferroviaire à TraunsteinPont ferroviaire à Traunstein

On rejoint le lac de Chiemsee en roulant sur une belle piste cyclable. Et le lac nous offre de magnifiques vues.

ChiemseeChiemsee

Les rives ne sont pas habitées, et donc sauvages et préservées. On s’arrêterait bien pour profiter encore plus de la vue. Mais il faut rejoindre le camping du jour…

ChiemseeChiemsee

A propos de camping, on se fait une petite frayeur au camping d’Harras : c’est archiplein. Il faut dire que c’est début du week-end. Le tenancier du camping nous indique un autre camping, plus proche de Priem…

Le jour se termineLe jour se termine

Arrivé camping Hofbauer, on trouve un bel emplacement sur de l’herbe bien verte… On n’est certes pas sur la rive du lac, mais finalement on ne regrette pas…

On va manger en ville. Il est déjà un peu tard et on peine à trouver quelque chose d’ouvert. La ville nous semble un peu morte. On finit sur la terrasse d’un italien…

33,99 km – 2:29:06 – 13,67 km/h

Lorsqu’on trace le parcours, on est bien sûr contraints par les endroits où on veut absolument s’arrêter, puis par le cheminement cyclamical, et puis par les possibilités d’hébergement.

Tout ça pour expliquer que l’étape du jour sera très courte…

On se lève de bonne heure, sans pour autant partir très tôt, puisqu’on n’est vraiment pas pressés par les kilomètres qui nous attendent. Pas comme nos voisins de camps, cyclistes eux aussi, qui ont décampé en deux temps trois mouvements.

On fait quelques courses au Spar en passant pour notre déjeuner et pour avoir quelques vivres d’avance.

On déjeune le long de l’eau, au soleil, au son de l’eau qui se fraie un chemin entre les gros cailloux. Une jeune mer se promène en contrebas, au ras de l’eau, son bébé en portage devant elle et son vieux chien en laisse. C’est un bon moment de calme, malgré le tumulte de la Salzach.

Nous roulons vers le Sud. On croise pas mal de gens qui vont manifestement travailler en vélo, des joggers, et des promeneurs.

Passerelle sur la Salzach, à Urstein, AutrichePasserelle sur la Salzach, à Urstein, Autriche

A Hallein, on doit quitter les rives de la Salzach pour passer la montagne et la frontière Autriche-Allemagne. La route vélo n’est pas très bien (voir pas du tout) indiquée et on galère un peu pour trouver notre chemin. On s’offre un petit tour d’Hallein qui est assez mignonne comme ville.

Un homme qui quitte sa maison en vélo nous renseigne sur la route à suivre. Mais malgré ses indications, on doit chercher un peu.

On finit par trouver la petite route qui monte derrière l’église et qui permet de rejoindre la grand’route. Cette pente est absolument démoniaque : je parviens au raccordement sur le vélo, mais j’ai du faire la majeure partie debout sur les pédales.

Dürnberg-Landes strasse, que l'on rejoint par l'AntoniuswegDürnberg-Landes strasse, que l’on rejoint par l’Antoniusweg

La grand’route est beaucoup plus roulante. Mais très vite, on doit prendre à droite direction la frontière. La route est très étroite, ce qui ne retient pas les voitures de l’emprunter. Heureusement que le passage n’est pas trop long. Arrivé au somment, on découvre un magnifique décor d’alpage !

La frontière allemandeLa frontière allemande

Après un passage bien roulant, la route dégringole vers Unterau avec une pente au moins aussi forte que ce que nous avons affronté à la montée… avec peut-être un peu plus de distance. Les freins chauffent ; il n’aurait pas fallu que ça se prolonge beaucoup sans quoi je me retrouvais avec des freins tellement chauds qu’ils ne freinent plus vraiment.

Le reste de la route est plat. On roule le long du Berchtesgadener Ache.

Le Berchtesgadener AcheLe Berchtesgadener Ache

On traverse Berchtesgaden qui est très joli. On aurait peut-être pu s’arrêter ici pour la nuit ; il y avait des hôtels, des restos et un joli centre à visiter. Mais notre but est d’aller voir le Königsee…

Petit chemin en sous-boisPetit chemin en sous-bois

A l’approche du lac, on chemine sous les arbres sur un chemin bien sympathique. On arrive au camping vers midi et demi. La réception est fermée. On décide donc de pousser jusqu’au lac. On y mange les pieds dans l’eau, littéralement. L’eau est glacée et fait du bien pour nous rafraîchir sous le soleil de plomb qui nous écrase un peu.

Pique-nique les pieds dans l'eau, en regardant les canardsPique-nique les pieds dans l’eau, en regardant les canards

Puis, on va de l’autre côté du lac pour aller prendre un jus schorle en terrasse.

Sous le pont de bois couvertSous le pont de bois couvert

Après cet intermède « rafraichissement et hydratation avec vue sur lac », nous retournons au camping où nous pouvons monter le camp. Le terrain n’est pas très folichon. Il y a beaucoup de monde, et je pense que je souffre d’une légère insolation. Je me réfugie à l’ombre d’une grange en bordure de terrain pour souffler un peu.

On retourne au lac à pied, pour faire comme il se doit une petite croisière sur le Königsee. Vu l’heure, on prend un ticket pour Sankt Batholomä. Ce n’est pas le point le plus éloigné du lac, mais on pourra donc y faire un stop, se promener très rapidement avant de prendre le dernier bateau pour rentrer.

Depuis le bateau, les quais de débarquement du KönigseeDepuis le bateau, les quais de débarquement du Königsee

Vu la météo idyllique, la vue est forcément superbe. On voit les courageux qui ont préféré louer une barque…
Le guide donne des indications, en allemand, sur le lac. Il me semble qu’il a un accent assez prononcer et j’ai du mal à vraiment saisir ce qu’il dit. Lorsqu’on parvient à un endroit où le lac se resserre et où deux paroi de roche se font face, le guide sort sa trompette pour nous faire entendre l’écho… Il y aurait moyen de jouer un canon tout seul…

L'église de Sankt Bartolomä, avec un bateau qui accosteL’église de Sankt Bartolomä, avec un bateau qui accoste

On descend à St Bartolomä. On évite soigneusement les boutiques de souvenirs et la buvette pour rendre une petite visite à l’église. Il y a fait frais, et calme. Je pense que l’espace d’un instant je m’imagine sur ce petit bout de terre, entouré l’eau d’un côté et les montagnes de l’autre, sans le trafic incessant des bateaux chargés de touristes…

On s’éloigne rapidement pour une petite promenade vers la fin du lac. On garde un oeil sur la montre, pour être sûr de ne pas louper le dernier bateau du retour.

Le soleil couchant offre de magnifiques lumières.

Le soleil se cache derrière la montagneLe soleil se cache derrière la montagne

On pousse jusqu’au lit de l’Eisgraben, qui nous offre un paysage un peu lunaire. De cet endroit, on peut voir le terminus des bateaux, Salet, à l’extrémité Sud du lac.
Il est temps de faire demi-tour déjà…

EisgrabenEisgraben

Une fois débarqué, on va manger à l’Echostüberl, où nous avons pris un verre dans l’après-midi. Les places sont chaudes ; on doit patienter un peu avant d’avoir une table.
Il fait déjà noir losqu’on quitte le resto, et nous rentrons au camping sous la lueur d’éclairs lointains.

Au moment de rejoindre la tente après le brossage des dents, la pluie commence à tomber. Ce sera un gros orage pendant une bonne partie de la nuit. Heureusement, nous sommes au sec !

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