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Posts by: "Captain"

Bruxelles – Eupen : en train
Eupen – Aachen (DE) : en vélo
Aachen – Passau (DE) : en train

23,78 km – 1:32:30

Cette année nous partons en Bavière !
Objectif principal : relier le Königsee au Bodensee (Lac de Constance) en suivant la trace du Bo-Ko Radweg (ou Bodensee-Königsee radweg). En prologue, nous débarqueront du train à Passau, la ville au triple confluent, avant de faire escale à Salzburg (AT).

Samedi matin, on démarre pas trop tôt de l’appartement en direction de la gare du Midi. On s’arrête en passant chez Etienne pour prendre deux sandwichs pour le voyage.
L’ascenseur pour les quais est en rade. On monte donc les vélos via la petite rampe sur le bord de l’escalier. On est resté très raisonnable sur les bagages (environ 15 kilos chacun), mais bon, ça fait lourd tout de même à pousser dans la montée…

Bavière 2017 - Gare du Midi, Bruxelles
Bavière 2017 – Gare du Midi, Bruxelles

Embarquement dans le train pour Eupen à 10h56. Il n’y a pas foule.

Bavière 2017 - Train SNCB en direction d'Eupen
Bavière 2017 – Train SNCB en direction d’Eupen

Petite particularité de notre voyage en train vers l’Allemagne : nous passerons la frontière en vélo !
En effet, le moyen le plus rapide d’aller en Bavière serait d’emprunter le plus possible un ICE, un train à grande vitesse. Mais il ne permettent pas d’emmener avec soi son vélo, à moins qu’il soit pliant. Nous devons donc jongler avec les IC (intercity), voir les omnibus.

Nous avions bien sûr la possibilité de prendre un train à Verviers qui passe le frontière et nous emmène à Aix-la-Chapelle. Mais comme nous avions du temps entre les correspondances, nous avons préféré relier Eupen à Aix-la-Chapelle en vélo. Un RV passe la frontière ; nous le suivrons du mieux que nous pourrons (merci la trace GPS embarquée sur le smartphone pour nous remettre sur la bonne voie)

Bavière 2017 - Liaison vélo entre Eupen et Aix-la-Chapelle (Aachen). A quelques encablures de la frontière belgo-allemande.
Bavière 2017 – Liaison vélo entre Eupen et Aix-la-Chapelle (Aachen). A quelques encablures de la frontière belgo-allemande.

Les paysages de l’Est de la Belgique sont magnifiques. La météo est avec nous et nous profitons pleinement de ce petit bol d’air. Les vacances commencent tout de suite, là.

Bavière 2017 - Perdus sur le RV, on emprunte un petit sentier charmant
Bavière 2017 – Perdus sur le RV, on emprunte un petit sentier charmant

On traverse une forêt sur de beaux chemins recouverts de gravier, avec de descendre sur Aix.
Les vingt petits kilomètres nous aurons finalement pris un peu plus de temps que prévu. Heureusement que nous avions de la marge. On a encore le temps de s’acheter un petit quelque chose à manger avant le départ du train.

Bavière 2017 - Train Deutsche Bahn entre Aachen et Köln
Bavière 2017 – Train Deutsche Bahn entre Aachen et Köln

On change à Cologne pour embarquer dans le train qui doit nous emmener à Passau. Enfin, en théorie, parce qu’on apprendra dans le train qu’on devra faire un changement supplémentaire à Francfort.

En cours de route, on découvre la campagne allemande. Et on redécouvre aussi les rives du Rhin, que nous avons parcourues il y a deux ans (notamment ce jour là : 28 août 2015 : Bad Neuenahr-Ahrweiler-Sankt-Goar/)

On s’amuse à reconnaître les endroits où nous avons roulé, et même où nous nous sommes arrêtés pour dormir ! Et on revoit la Lorelei !

Bavière 2017 - Le Rhin, vu du train. La météo n'est pas si mal, mais les vitres sont sales.
Bavière 2017 – Le Rhin, vu du train. La météo n’est pas si mal, mais les vitres sont sales.

Les vélos ont un espace réservé (pour lequel il faut avoir bien sûr une réservation en bonne et due forme), avec crochets ou pince-route numéroté. Impossible de laisser les bagages montés sur le porte-bagage… Ca fait un peu de manipulation…

Bavière 2017 - Dans le train, entre Köln et Passau
Bavière 2017 – Dans le train, entre Köln et Passau

Le train est plein !

Bavière 2017 - Train Deutsche Bahn. Ce sont les vacances, il y a du monde !
Bavière 2017 – Train Deutsche Bahn. Ce sont les vacances, il y a du monde !

Comme il s’agit d’un train longue distance, il y a un wagon-cafeteria. On se paie une petite boisson pour faire passer le temps…

Bavière 2017 - La cafeteria me fait passer un message ; je vais tâcher de m'en souvenir
Bavière 2017 – La cafeteria me fait passer un message ; je vais tâcher de m’en souvenir

Et nous arrivons à l’heure prévue à Passau. La nuit est tombée. Il y a une petite brume qui confère à l’instant une petite aura de mystère. C’est toujours une expérience que de débarquer de nuit dans une ville inconnue.

Pour cette première nuit, on a réservé une chambre dans un hôtel dont la réception reste ouverte tardivement. Il n’est pas loin et on sera vite installé !

Bavière 2017 - Arrivée tardive en gare de Passau ; l'aventure commence dans le noir !
Bavière 2017 – Arrivée tardive en gare de Passau ; l’aventure commence dans le noir !

Le tandem est une formidable machine.
Qui dit machine, dit entretien, et parfois aussi, usure, ou casse…

Quand je me plonge dans mes souvenirs, je m’aperçois qu’à chaque voyage que nous avons fait, nous avons rencontré l’un ou l’autre petit problème technique.

Mai 2005, nous nous lançons dans notre premier voyage en tandem. On a attelé une remorque Bob Yak chargée de notre matériel de camping et on est parti sur les chemins ! Deuxième étape : on modifiant la position de la selle de la stockeuse, je foire le contre-écrou du chariot de selle… Un fermier nous dépannera d’un écrou, indispensable pour pouvoir fixer la selle… et rouler.

Septembre 2006, Ecosse. Lors d’une journée sans remorque, dans les alentours de Fort William, on abîme sérieusement le pneu arrière. On achetera un pneu dans une boutique vélo de Fort William

Septembre 2007, Forêt Noire. Dans la descente du Feldberg, on déchire le pneu qu’on avait acheté l’année précédente à Fort William. Heureusement, on avait prévu le coup : on avait emporté un pneu de rechange !

Septembre 2010, North England. Le Nord de l’Angleterre, c’est un relief assez prononcé. Des petites côtes nombreuses, assez courtes mais fort pentues. Impossible de grimper dans l’élan de la descente précédente ; on les passe sur le petit plateau et le troisième (ou quatrième) pignon. Après quelques jours de ce traitement, les pignons sont tellement usés que la chaîne saute. Or ce sont les pignons qu’on utilise aussi beaucoup avec le plateau du milieu. Il faut donc jongler entre les plateaux et les « bons » pignons.

A deux étapes du terme, en quittant Flamborough, le corps de roue libre décide de nous lâcher. On a de la chance dans notre malheur : en fait, notre moyeu se retrouve en position « fixe », c’est-à-dire qu’il ne nous est plus possible d’arrêter de pédaler. Par contre, et heureusement, on peut toujours rouler… On fera les deux dernières étapes en une seule. La descente de la rampe du ferry sera aussi un peu folklo. La gestion des vitesses prend une nouvelle dimension…

Septembre 2011, Wallonie. On est presque au terme de notre périple quand la chaîne décide de nous lâcher. Trois ou quatre fois au moins, on la réparera, avant de pouvoir la changer pour une neuve, achetée chez un vélociste. Rouler deux semaines sans mettre une goutte d’huile, alors qu’on s’est pris de la pluie, n’était pas une bonne idée…

Mai 2012, Jura. Descente du Grand Colombier : on casse trois rayons sur la roue avant ! On devra faire la descente à pied (soit la descente de col à la même vitesse que la montée « sur le vélo ») avant de trouver des rayons de rechange au magasin tondeuses/mobylette/vélo/outillage du village. Quelques jours plus tard, à une étape de la fin de notre parcours, on cassera à nouveau un des rayons remplacés. Heureusement, on est à l’étape ; le lendemain, on mettra le vélo dans le train pour terminer de façon inattendue…

Voilà pour le petit bilan réalisé de mémoire…

Deux réflexions s’imposent. D’abord qu’on a souvent toujours eu un petit imprévu mécanique. Ensuite qu’on a toujours eu énormément de chance de pouvoir se dépanner, ou continuer malgré tout. Ouf!