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33,99 km – 2:29:06 – 13,67 km/h

Lorsqu’on trace le parcours, on est bien sûr contraints par les endroits où on veut absolument s’arrêter, puis par le cheminement cyclamical, et puis par les possibilités d’hébergement.

Tout ça pour expliquer que l’étape du jour sera très courte…

On se lève de bonne heure, sans pour autant partir très tôt, puisqu’on n’est vraiment pas pressés par les kilomètres qui nous attendent. Pas comme nos voisins de camps, cyclistes eux aussi, qui ont décampé en deux temps trois mouvements.

On fait quelques courses au Spar en passant pour notre déjeuner et pour avoir quelques vivres d’avance.

On déjeune le long de l’eau, au soleil, au son de l’eau qui se fraie un chemin entre les gros cailloux. Une jeune mer se promène en contrebas, au ras de l’eau, son bébé en portage devant elle et son vieux chien en laisse. C’est un bon moment de calme, malgré le tumulte de la Salzach.

Nous roulons vers le Sud. On croise pas mal de gens qui vont manifestement travailler en vélo, des joggers, et des promeneurs.

Passerelle sur la Salzach, à Urstein, AutrichePasserelle sur la Salzach, à Urstein, Autriche

A Hallein, on doit quitter les rives de la Salzach pour passer la montagne et la frontière Autriche-Allemagne. La route vélo n’est pas très bien (voir pas du tout) indiquée et on galère un peu pour trouver notre chemin. On s’offre un petit tour d’Hallein qui est assez mignonne comme ville.

Un homme qui quitte sa maison en vélo nous renseigne sur la route à suivre. Mais malgré ses indications, on doit chercher un peu.

On finit par trouver la petite route qui monte derrière l’église et qui permet de rejoindre la grand’route. Cette pente est absolument démoniaque : je parviens au raccordement sur le vélo, mais j’ai du faire la majeure partie debout sur les pédales.

Dürnberg-Landes strasse, que l'on rejoint par l'AntoniuswegDürnberg-Landes strasse, que l’on rejoint par l’Antoniusweg

La grand’route est beaucoup plus roulante. Mais très vite, on doit prendre à droite direction la frontière. La route est très étroite, ce qui ne retient pas les voitures de l’emprunter. Heureusement que le passage n’est pas trop long. Arrivé au somment, on découvre un magnifique décor d’alpage !

La frontière allemandeLa frontière allemande

Après un passage bien roulant, la route dégringole vers Unterau avec une pente au moins aussi forte que ce que nous avons affronté à la montée… avec peut-être un peu plus de distance. Les freins chauffent ; il n’aurait pas fallu que ça se prolonge beaucoup sans quoi je me retrouvais avec des freins tellement chauds qu’ils ne freinent plus vraiment.

Le reste de la route est plat. On roule le long du Berchtesgadener Ache.

Le Berchtesgadener AcheLe Berchtesgadener Ache

On traverse Berchtesgaden qui est très joli. On aurait peut-être pu s’arrêter ici pour la nuit ; il y avait des hôtels, des restos et un joli centre à visiter. Mais notre but est d’aller voir le Königsee…

Petit chemin en sous-boisPetit chemin en sous-bois

A l’approche du lac, on chemine sous les arbres sur un chemin bien sympathique. On arrive au camping vers midi et demi. La réception est fermée. On décide donc de pousser jusqu’au lac. On y mange les pieds dans l’eau, littéralement. L’eau est glacée et fait du bien pour nous rafraîchir sous le soleil de plomb qui nous écrase un peu.

Pique-nique les pieds dans l'eau, en regardant les canardsPique-nique les pieds dans l’eau, en regardant les canards

Puis, on va de l’autre côté du lac pour aller prendre un jus schorle en terrasse.

Sous le pont de bois couvertSous le pont de bois couvert

Après cet intermède « rafraichissement et hydratation avec vue sur lac », nous retournons au camping où nous pouvons monter le camp. Le terrain n’est pas très folichon. Il y a beaucoup de monde, et je pense que je souffre d’une légère insolation. Je me réfugie à l’ombre d’une grange en bordure de terrain pour souffler un peu.

On retourne au lac à pied, pour faire comme il se doit une petite croisière sur le Königsee. Vu l’heure, on prend un ticket pour Sankt Batholomä. Ce n’est pas le point le plus éloigné du lac, mais on pourra donc y faire un stop, se promener très rapidement avant de prendre le dernier bateau pour rentrer.

Depuis le bateau, les quais de débarquement du KönigseeDepuis le bateau, les quais de débarquement du Königsee

Vu la météo idyllique, la vue est forcément superbe. On voit les courageux qui ont préféré louer une barque…
Le guide donne des indications, en allemand, sur le lac. Il me semble qu’il a un accent assez prononcer et j’ai du mal à vraiment saisir ce qu’il dit. Lorsqu’on parvient à un endroit où le lac se resserre et où deux paroi de roche se font face, le guide sort sa trompette pour nous faire entendre l’écho… Il y aurait moyen de jouer un canon tout seul…

L'église de Sankt Bartolomä, avec un bateau qui accosteL’église de Sankt Bartolomä, avec un bateau qui accoste

On descend à St Bartolomä. On évite soigneusement les boutiques de souvenirs et la buvette pour rendre une petite visite à l’église. Il y a fait frais, et calme. Je pense que l’espace d’un instant je m’imagine sur ce petit bout de terre, entouré l’eau d’un côté et les montagnes de l’autre, sans le trafic incessant des bateaux chargés de touristes…

On s’éloigne rapidement pour une petite promenade vers la fin du lac. On garde un oeil sur la montre, pour être sûr de ne pas louper le dernier bateau du retour.

Le soleil couchant offre de magnifiques lumières.

Le soleil se cache derrière la montagneLe soleil se cache derrière la montagne

On pousse jusqu’au lit de l’Eisgraben, qui nous offre un paysage un peu lunaire. De cet endroit, on peut voir le terminus des bateaux, Salet, à l’extrémité Sud du lac.
Il est temps de faire demi-tour déjà…

EisgrabenEisgraben

Une fois débarqué, on va manger à l’Echostüberl, où nous avons pris un verre dans l’après-midi. Les places sont chaudes ; on doit patienter un peu avant d’avoir une table.
Il fait déjà noir losqu’on quitte le resto, et nous rentrons au camping sous la lueur d’éclairs lointains.

Au moment de rejoindre la tente après le brossage des dents, la pluie commence à tomber. Ce sera un gros orage pendant une bonne partie de la nuit. Heureusement, nous sommes au sec !

Deuxième journée off de notre voyage.
Il ne faut pas s’épuiser sur le vélo. Et puis Salzbourg vaut bien une journée de visite !

On rejoint le centre ville à pied depuis le camping. Une belle petite trotte, qui a de quoi nous ouvrir l’appétit.

On déjeune dans un salon de thé. On a renoncé à celui sur une place qui paraissait un peu trendy mais était bourré, tant à l’intérieur qu’en terrasse. On entre dans une boulangerie/salon de thé située dans la petite rue piétonne adjacente. Et là, malgré que ce soit tout petit, on a de la place.
Les pâtisseries sont excellentes, le café aussi. Le chocolat chaud de Bri un peu moins…

Le château de SalzburgLe château domine la ville

On passe à l’office du tourisme à la recherche d’expo sympa à voir.
En attendant, on monte sur les hauteurs pour voir les points de vue. Ce n’est pas ce qui manque autour de Salzbourg…

La philharmonie de SalzbourgLe bâtiment de la philharmonie, assez particulier

Vue sur Salzburg

On s’éloigne un peu du centre pour aller voir une expo photo au Fotohof. On quitte le beau Salzburg et tout de suite l’ambiance change. Le quartier est un peu triste, en travaux, et pour ne rien arranger les trois-quart des commerces semblent fermés. Les vacances, en ce mois d’août, sûrement ?

Après avoir regardé l’expo du moment (de mémoire, un collectif japonais), Bri demande si on peut voir la deuxième expo consacrée à Inge Morath dont il était question dans notre petit programme trouvé à l’info-tourisme. Surprise : cet expo là se trouve dans un autre lieux, et il faut quelqu’un pour nous y accompagner. Nous accompagnons donc la dame de Fotohof à quelques rues de là dans un immeuble de bureau. Et là, elle nous fait une petite visite guidée privée, partageant avec enthousiasme son intérêt pour le travail d’Inge Morath, photographe autrichienne. Un bon moment et une belle découverte artistique…


Salzbourg, encore

On retourne en ville, qu’on traverse en touristes. Il fait chaud !
Puis nous montons à un nouveau point de vue (nous en aurons fait dans la journée…).

Salzbourg, ville de MozartAh ?! C’est la ville de Mozart ?

Impossible de passer à côté : Salzbourg est la ville de Mozart! Partout, on vend la liqueur et les pralines « Mozart ». Puis sa maison natale, devant laquelle les touristes s’attroupent. Et puis c’est marqué un peu partout, aussi…

Vue sur Salzbourg et le châteauVue sur Salzbourg et le château

Pour le soir, on a envie de manger léger, pas comme ce midi dans cette taverne où c’était fort bon, mais avec les portions à l’allemande. Après quelques recherches sur TripAdvisor, on se décide pour une petite pizzeria bio qui est particulièrement bien classée. On la trouve au bout d’une rue commerçante, quasi à la sortie de la ville. Le commerce ne paie pas de mine, et on s’installe en terrasse, qui est en fait sur le parking arrière. Mais bon sang que les pizza étaient bonnes ! Voilà qui méritait de passer outre l’apparence du lieu !

On rentre au camping à pied, après une journée déjà bien remplie en kilomètres. Le chemin est un peu long, mais ma foi, pas désagréable.
Une fois sortis du centre ville, on doit emprunter des sentiers en bordure de lotissement qui se trouvent être complètement dans le noir. Et là, magie : on découvre un ciel constellé d’étoile ! Une merveille !

70,64 km – 4:05 – 17,23 km/h

Hier soir, on a mangé au restaurant de l’hôtel. Une bonne surprise, par rapport à la devanture qui me faisait craindre de la cuisine un peu simple. Mais on n’avait pas trop envie de redescendre dans la vieille ville, où se situent la plupart des restaurants.

Avant d’aller nous coucher, on a été un peu se balader à l’entrée du château. C’est le plus long château fort du monde : environ 1100 mètres de fortification, avec cinq cours qui se succèdent jusqu’à la demeure de l’ancien archiduc de Bavière du Sud…

Burghausen, la vieille villeLa vieille ville de Burghausen vue depuis la forteresse, au petit matin

Ce matin, après le déjeuner et avant de reprendre la route, on s’offre une promenade dans le château à la lumière du jour. Le panorama sur les alentours est très beau. Et le château très bien conservé (et restauré, tout n’est pas aussi vieux que ça en a l’air…). Parfois on aimerait avoir un peu plus de temps pour vraiment visiter.

Les vélos en acier, ça rouille

On redescent dans la vieille ville pour reprendre notre route le long de la Salzach. On s’arrête sur la place de Burghausen et on achète du fromage à une échoppe ambulante. On traverse le pont pour retourner côté autrichien et je vais chercher des petits pains et une petite couque sucrée à la boulangerie de Ach. Voilà qui accompagnera bien notre fromage de montagne.

(Une petite partie) de la forteresse de BurghausenUne (toute petite) partie de la forteresse de Burghausen, vue depuis la rive autrichienne de la Salzach

Une fois encore le soleil est de la partie. On ne va pas s’en plaindre.
Notre route longe un peu la Salzach, avant de la quitter pour monter sur la colline et nous offrir une vue sur la forteresse. Vue de cette distance, elle est moins impressionnante. Et surtout on voit apparaître derrière la grosse usine qu’on voyait et entendait hier avant de filer sur Burghausen. Quel contraste…

A midi, stop casse-croute sur un chemin en gravier le long duquel on trouve une table à pic-nic. Il y a pas mal de passage, principalement des cyclistes. Je pense qu’on fait des jaloux…

Fromage de montage bavarois. Un petit air de Comté... miam

Après ce passage beau et calme le long du petit cours d’eau, la route redescend assez fort vers la vallée. On y croise une famille bien chargée qui pédale courageusement dans l’autre sens. Vu la vitesse à laquelle on descend, je suis content de ne pas être à leur place…
On profite du bel élan de la descente pour traverser à belle allure une partie de campagne.

On se rapproche de Salzbourg, et notre route longe désormais la ligne de chemin de fer.

L’arrêt de train de Pabing

La vallée est très large. On est dans la plaine, entre les prairies. La grand’route qu’on entend un peu, est suffisamment loin pour ne pas trop nous gêner. Et au loin, on voit les montagnes.

Après un peu d’hésitation, de fausse route et de demi-tour, nous arrivons à Salzbourg (il manquait une flèche ou deux, à un moment).
Il y a un monde fou à Salzbourg. Beaucoup de touristes, probablement. Mais aussi pas mal de monde qui se déplace à vélo le long de la Salzach. La rive est aménagée à la fois pour les piétons et pour les cyclistes, avec des voies séparées.

Le long de la Salzach, la piste cyclable à gauche, et la piste piétonne à droite

Notre camping est en dehors de la ville, à Aigen. Un peu plus loin que prévu. Avantage : on est dans la nature. Et le camping est particulièrement sympa : beaucoup de verdure, pas trop de monde, et une belle vue sur la montagne environnante !

Camping with a view

On ressort à pied pour chercher un restaurant. On laissera tomber un premier qui a bonne réputation mais dont les prix sont trop élevés pour nous. On mange finalement au resto d’un hôtel pas très loin. Pas trop bon marché non plus, mais on mange très bien…

97,59 km – 15,51 km/h

Après un bon petit-déjeuner à l’hôtel, nous partons en direction de Burghausen.

La météo est bonne, très bonne même. Il fait déjà très bon et on va pouvoir rouler en maillot court dès le matin.

On traverse le Danube, puis l’Inn en empruntant la passerelle piétonne. On jette un dernier regard vers la vieille ville de Passau.

Dès qu’on mettra les roues sur l’autre rives de l’Inn, on passera en Autriche pour la journée… avant de traverser la Salzach pour retourner en Allemagne pour l’étape du jour.
Mais je vais un peu vite. Une petite centaine de kilomètres nous attendent d’ici-là.

Depuis la passerelle piétone qui surplombe l'Inn, vue sur PassauDepuis la passerelle qui surplombe l’Inn, dernier regard vers Passau

On se retrouve donc rapidement en Autriche, sur une petite route qui suit la voie de chemin de fer. Le route se transforme rapidement en chemin, et nous sommes donc sur des voies sans aucune circulation. Que rêver de mieux pour démarrer le voyage ?

Notre chemin suit la voie de chemain de ferLe chemin cycliste suit la voie de chemin de fer

Difficile de connaître le niveau habituel de la rivière, mais il nous semble bien élevé. Le résultat de la tempête de la fin de semaine. Même si le début est plutôt calme.

Sur l’autre rive, de jolies petites choses à regarder tout en pédalant…

Le long de l'InnLe long de l’Inn

Par contre, on est régulièrement ennuyé par des arbres tombés sur notre chemin. On en passe quelques-uns en portant les vélos. On a beau avoir été raisonnable au niveau bagage, ce n’est quand même pas de tout repos. Je me félicite de ne pas avoir emmené la remorque. Avec tous ces obstacles, je serais bon pour décrocher à chaque fois.

Les chemins sont barrés... les arbres tombés rendent de toute façon la progression très difficileA certains endroits, les chemins sont barrés en attendant d’être dégagés des arbres tombés

On croise quelques cyclistes, dont un qui nous conseille de quitter le halage pour traverser le bourg suivant, afin d’éviter tout un passage vraiment pénible. Ses compagnons de voyage arrive au moment où nous le quittons, visiblement découragés par ces passages difficiles.

Heureusement, même si nous aurons encore quelques passages difficile plus loin sur le chemin, on poursuivra la journée sans plus être trop embêté. On dépassera par contre plusieurs équipes en train de tronçonner…

Là juste derrière, l'autoroute...Très gros panneau, le long de l’autoroute

Notre chemin couvert de gravier, est magnifique. On longe l’autoroute, mais à une bonne distance.
Vers midi, on se décide à casser la croûte. On a prévu comme les dernières fois des sachets de pâtes à cuire. Léger (à porter) et digeste dans l’effort. La portion est petite pour deux, mais au besoin on a des barres de sésame… et la possibilité d’aller se ravitailler en route.

Petite tambouille sur la riveMoment cuisine au bord de l’Inn

Le chemin est magnifique. En gravier, certes, mais assez roulant tout de même. Sinueux à souhait, offrant de belles vues, et éloigné de la circulation !

Chemin de rêveChemin de rêve en gravier

Passerelle en bois surplombant les marais

Sur la fin du trajet, la route vélo nous fait emprunter une grand’route fort passante. Apparemment, un passage obligé pour relier deux parties du parcours. Les voitures passent très vite à côté de nous. Si il n’y personne en face, elles décalent, mais sinon pas question de ralentir. C’est assez impressionant. Et c’est sans parler de ceux qui passent vraiment très près.

Douceur, langueur, bonheur

A l’approche de Burghausen, la route vélo plonge dans les bois. On descend sur la rive de la Salzach. Et là, le château de Burghausen se dévoile, au sommet de la falaise sur l’autre rive ! Magique. Mais je dois être un peu fatigué par la journée, puisque je ne prend pas de photos…

En traversant la Salzach, on pénètre à nouveau en Allemagne. Petite surprise : notre hôtel est près de l’entrée du château… au sommet de la colline. Sacrée montée pour terminer la journée ! A quelques kilomètres près, on touchait les 100 !

Journée off, sans vélo, pour ce dimanche.

Après notre arrivée tardive d’hier, nous ne nous levons pas trop tôt. On profite du très bon petit-déjeuner de l’hôtel.
Puis nous sortons pour découvrir un peu la ville. Le soleil est de la partie ; il fait déjà fort bon.

Avant de nous plonger au coeur de la ville, nous avons prévu d’emprunter un chemin de promenade qui doit nous mener à la forteresse (Veste Oberhaus) qui domine la ville.

Montée vers la forteresse, Passau se laisse deviner à travers les arbresMontée vers la forteresse, Passau se laisse deviner à travers les arbres

Au pied du sentier, un panneau nous annonce que le chemin n’est pas entretenu. Et de fait, après quelques centaines de mètres, le chemin est encombré de branches et même de troncs tombés… Ce n’est que plus tard que nous apprendrons qu’une vilaine tempête s’est abattue sur la région vendredi soir. Nous en verrons les conséquences pendant plusieurs jours sur notre trajet.

Arrivé sur le sommet de la butte, on perd un peu la trace. On se retrouve donc à traverser une prairie

Sur les hauteurs de PassauSur les hauteurs de Passau

Arrivés au sommet, au pied de l’Oberhaus, nous sommes récompensés par une vue magnifique sur Passau. La vieille ville est entourée d’un côté par le Danube (au premier plan) et de l’autre par l’Inn. (L’ilz, la troisième rivière, n’est pas sur la photo…)
On s’offre la montée dans la tour, histoire d’avoir un point de vue encore un peu plus haut.

Passau, entre Danube et InnPassau, entre Danube et Inn

Nous redescendons le long du Danube et nous allons voir le confluent du Danube, de l’Inn et de l’Ilz. En tant normal, le mélange des eaux est spectaculaire, avec les eaux brunes du Danube (oui, il n’est pas bleu à cet endroit là) qui se mélange difficilement à l’eau verte de l’Inn. Avec la tempête de la veille, l’Inn est inhabituellement brune elle aussi, et la rencontre des deux donc pour ainsi dire invisible

On rejoint ensuite le centre ville en suivant la berge de l’Inn, où l’on peut passer le long de la Schaiblingsturm.

Schaiblingsturm, PassauSchaiblingsturm, Passau

Arrivés dans la ville, on fait un petit tour avant de s’arrêter à la terrasse d’un petit restaurant typique pour notre premier repas « local » de nos vacances.

Ciel bleu !Ciel bleu !

Avant de monter de l’autre côté de la ville vers le cloître Mariahilf, nous visitons la cathédrale Saint-Etienne (Dom St. Stephan). L’intérieur baroque est richement décoré. La cathédrale abrite le plus grand orgue du monde (17388 tuyaux)

L'orgue de la cathédrale Saint-Etienne est le plus grand du mondeL’orgue de la cathédrale Saint-Etienne est le plus grand du monde

Depuis le cloître, la vue sur la ville et sur Georgsberg et l’Oberhaus est magnifique.

L'Oberhaus domine PassauL’Oberhaus domine Passau

Passau a été bâti entre autre par des architecte italiens, et on sent dans la ville cette inspiration méridionale. Cela complète encore notre dépaysement. Avant d’aller manger au soir, on prend un verre devant l’hôtel de ville et sa façade peintre du 14e siècle.

Nous remontons à l’hôtel à la nuit tombante. On emprunte cette route qui mène vers le pont surplombant le Danube et que nous avons déjà prise hier soir dans le noir. Quel contraste avec la vieille ville qu’on vient juste de quitter.

Soleil couchantSoleil couchant

On rentre dans l’hôtel par le garage, juste pour vérifier que nos vélos sont toujours là…
Et on se couche tôt : demain, première étape en direction de Burghausen, avec pas mal de kilomètres prévus !

Les vélos sont en sécuritéLes vélos sont en sécurité

Bruxelles – Eupen : en train
Eupen – Aachen (DE) : en vélo
Aachen – Passau (DE) : en train

23,78 km – 1:32:30

Cette année nous partons en Bavière !
Objectif principal : relier le Königsee au Bodensee (Lac de Constance) en suivant la trace du Bo-Ko Radweg (ou Bodensee-Königsee radweg). En prologue, nous débarqueront du train à Passau, la ville au triple confluent, avant de faire escale à Salzburg (AT).

Samedi matin, on démarre pas trop tôt de l’appartement en direction de la gare du Midi. On s’arrête en passant chez Etienne pour prendre deux sandwichs pour le voyage.
L’ascenseur pour les quais est en rade. On monte donc les vélos via la petite rampe sur le bord de l’escalier. On est resté très raisonnable sur les bagages (environ 15 kilos chacun), mais bon, ça fait lourd tout de même à pousser dans la montée…

Bavière 2017 - Gare du Midi, Bruxelles
Bavière 2017 – Gare du Midi, Bruxelles

Embarquement dans le train pour Eupen à 10h56. Il n’y a pas foule.

Bavière 2017 - Train SNCB en direction d'Eupen
Bavière 2017 – Train SNCB en direction d’Eupen

Petite particularité de notre voyage en train vers l’Allemagne : nous passerons la frontière en vélo !
En effet, le moyen le plus rapide d’aller en Bavière serait d’emprunter le plus possible un ICE, un train à grande vitesse. Mais il ne permettent pas d’emmener avec soi son vélo, à moins qu’il soit pliant. Nous devons donc jongler avec les IC (intercity), voir les omnibus.

Nous avions bien sûr la possibilité de prendre un train à Verviers qui passe le frontière et nous emmène à Aix-la-Chapelle. Mais comme nous avions du temps entre les correspondances, nous avons préféré relier Eupen à Aix-la-Chapelle en vélo. Un RV passe la frontière ; nous le suivrons du mieux que nous pourrons (merci la trace GPS embarquée sur le smartphone pour nous remettre sur la bonne voie)

Bavière 2017 - Liaison vélo entre Eupen et Aix-la-Chapelle (Aachen). A quelques encablures de la frontière belgo-allemande.
Bavière 2017 – Liaison vélo entre Eupen et Aix-la-Chapelle (Aachen). A quelques encablures de la frontière belgo-allemande.

Les paysages de l’Est de la Belgique sont magnifiques. La météo est avec nous et nous profitons pleinement de ce petit bol d’air. Les vacances commencent tout de suite, là.

Bavière 2017 - Perdus sur le RV, on emprunte un petit sentier charmant
Bavière 2017 – Perdus sur le RV, on emprunte un petit sentier charmant

On traverse une forêt sur de beaux chemins recouverts de gravier, avec de descendre sur Aix.
Les vingt petits kilomètres nous aurons finalement pris un peu plus de temps que prévu. Heureusement que nous avions de la marge. On a encore le temps de s’acheter un petit quelque chose à manger avant le départ du train.

Bavière 2017 - Train Deutsche Bahn entre Aachen et Köln
Bavière 2017 – Train Deutsche Bahn entre Aachen et Köln

On change à Cologne pour embarquer dans le train qui doit nous emmener à Passau. Enfin, en théorie, parce qu’on apprendra dans le train qu’on devra faire un changement supplémentaire à Francfort.

En cours de route, on découvre la campagne allemande. Et on redécouvre aussi les rives du Rhin, que nous avons parcourues il y a deux ans (notamment ce jour là : 28 août 2015 : Bad Neuenahr-Ahrweiler-Sankt-Goar/)

On s’amuse à reconnaître les endroits où nous avons roulé, et même où nous nous sommes arrêtés pour dormir ! Et on revoit la Lorelei !

Bavière 2017 - Le Rhin, vu du train. La météo n'est pas si mal, mais les vitres sont sales.
Bavière 2017 – Le Rhin, vu du train. La météo n’est pas si mal, mais les vitres sont sales.

Les vélos ont un espace réservé (pour lequel il faut avoir bien sûr une réservation en bonne et due forme), avec crochets ou pince-route numéroté. Impossible de laisser les bagages montés sur le porte-bagage… Ca fait un peu de manipulation…

Bavière 2017 - Dans le train, entre Köln et Passau
Bavière 2017 – Dans le train, entre Köln et Passau

Le train est plein !

Bavière 2017 - Train Deutsche Bahn. Ce sont les vacances, il y a du monde !
Bavière 2017 – Train Deutsche Bahn. Ce sont les vacances, il y a du monde !

Comme il s’agit d’un train longue distance, il y a un wagon-cafeteria. On se paie une petite boisson pour faire passer le temps…

Bavière 2017 - La cafeteria me fait passer un message ; je vais tâcher de m'en souvenir
Bavière 2017 – La cafeteria me fait passer un message ; je vais tâcher de m’en souvenir

Et nous arrivons à l’heure prévue à Passau. La nuit est tombée. Il y a une petite brume qui confère à l’instant une petite aura de mystère. C’est toujours une expérience que de débarquer de nuit dans une ville inconnue.

Pour cette première nuit, on a réservé une chambre dans un hôtel dont la réception reste ouverte tardivement. Il n’est pas loin et on sera vite installé !

Bavière 2017 - Arrivée tardive en gare de Passau ; l'aventure commence dans le noir !
Bavière 2017 – Arrivée tardive en gare de Passau ; l’aventure commence dans le noir !

59,95km – 559m D+ – 5:05:55 – max 46,5km/h

Et nous voici arrivés à la fin de notre périple germano-belgo-néerlandais. Nous clôturons par une étape relativement courte dans laquelle nous rejoignons assez rapidement des routes connues. Comme un cheval qui sent l’écurie, nous ne nous sommes pas attardés à prendre des photos et avions visiblement envie de retrouver notre bercail!

Au total nous avons parcouru plus de 1100km en 13 étapes. Comme prévu l’Allemagne s’est affirmée comme étant un paradis pour les cyclistes qui, comme nous, aiment les profils accidentés. Même si les itinéraires le long de l’eau se sont avérés hyper agréables, que ce soit en descente ou en montée.

Mention spéciale pour l’Ahr (et notamment Ahrweiler) pour ma part, et Bad Munster-Eifel. We’ll be back!

70,55km – 709m D+ – 5:05:55 – max 46,5km/h

Déjeuner au pain d’épices complété par des couques du Delhaize qu’on mange dans le petit parc tout proche. Départ par la nationale pour nous diriger vers la Meuse. On tente un trajet différent (pour ne pas faire « comme d’habitude ») qui finalement ne sera pas une grande réussite. Nous arrivons à Huy par une route  fermée/désafectée en raison de gros travaux d’aménagement. On se retrouve à longer une nationale sur une pseudo piste cyclable devant la centrale nucléaire et terminons par passer devant le camping de Tihange. Arrivés à Huy ce n’est pas vraiment mieux : circulation hallucinante, sortie d’école,… L’horreur.

20150904-DSCF2832 En contrebas de cette route toute neuve, la centrale de Tihange

20150904-DSCF2834 La route est neuve!

On remonte de l’autre côté de la Meuse par Wanze (histoire d’essayer autre chose que par Andenne). Quelle mauvaise idée! On ne se retrouve pas vraiment sur la carte, la montée est énorme, on est perdu, et voila qu’il se met à pleuvoir… Ca ne dure pas trop, mais la température est polaire par rapport à ce qu’on avait quelques jours avant. Nous nous arrêtons pour manger sur un banc et lorsqu’on termine, un charmant monsieur qui avait sorti sa voiture du garage avant de partir avec sa femme au début de notre lunch et revenait à l’instant me propose d’utiliser ses toilettes si besoin. C’est une idée de sa femme qui a fait beaucoup de vélo dans sa jeunesse et « sait ce que c’est pour une femme »! Nous discutons un peu puis reprenons la route.

Au moment de traverser l’autoroute E42, nous faisons une nouvelle erreur. La route que nous empruntons habituellement est en travaux et fermée. On se décide à prendre l’autre du coup qui nous amène beaucoup plus à l’est sur une nationale. On décide donc d’emprunter une chemin qui amène à un bois. Ce chemin, relativement praticable au début, devient boueux, glissant et impraticable. Sur la photo qui suit on voit la forêt jusqu’où nous sommes allés tant bien que mal pour finalement devoir faire demi-tour et faire tout le tour du champs de gauche. Je passe les détails de l’état des chaussures. Mais nous revoici sur de l’asphalte et on peut se remettre en selle. Cela étant dit on a bien perdu 1h avec cette  histoire!

20150904-P1070311 Jusque là tout va bien

20150904-P1070313 Retour sur la route… après avoir longé le bord du champs

20150904-DSC_6583On approche d’Aische-en-Refail

Le reste du parcours se fait sans encombre et nous arrivons au château (Le Manoir de Làs-Bas, camping) d’Aische-en-refail en même temps qu’un couple d’anglais en camping-car qui nous a doublé/croisé/doublé plusieurs fois avant de trouver l’entrée du camping. Le monsieur nous reconnaît et s’excuse d’être passé un peu près de nous… Lovely!
Souper bonne franquette au camping. Notre nuit sera bercée par de la musique discutable provenant de la fête du village…

20150904-DSC_6587Remis à neuf à l’intérieur, les sanitaires ont conservé à l’extérieur un délicieux cachet

68,36km – 701m D+ – 5:05:55 – max 46,5km/h

Petit-dej « pain d’épices » au camping. Nous démarrons la journée en nous rendant à Malmedy pour y acheter un complément de petit-déjeuner et dans l’espoir d’y trouver une bonbonne de gaz. Je finirai pas en trouver une, compatible avec notre bec, mais pas fort pratique car très haute. Bref c’est mieux que rien.

20150903-DSC_6574Le pain d’épices, source d’énergie!

20150903-DSC_6572Notre campement au petit matin, dans la brume

Nous prenons ensuite le Ravel qui passe à Malmedy. On ne sait pas trop où le quitter pour rejoindre notre route (RV8b, partie Est), et faisons un lucky guess à hauteur de Stavelot. Pas si lucky que ça : on se retrouve à monter des côtes incroyables. En haut, la vue est magnifique, ça c’est sûr! Lorsque l’on rejoint notre route à la cascade de Coo, c’est sur une route assez grosse et très empruntée (la N633), on fonce et ne s’attarde pas. J’espère pendant des kilomètres voir un changement de direction, mais non on reste sur cette route… Et encore dans notre sens c’est à forte tendance descendante. Mais nous avons de la peine pour les deux cyclos méga chargés qui font la route inverse…

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Nous arrivons en milieu d’après-midi dans un camping que je préfère ne pas décrire, où nous sommes accueillis par une drache digne de notre arrivée à Molenstede. Nous ferons l’impasse sur la douche tant le bâtiment des « sanitaires » est épouvantable. Notre soirée et le restaurant sera du même acabit que le camping mais provoquera néanmoins un fou-rire à Mi. Nous revenons à notre campement que nous avons hâte de quitter…

20150903-DSCF2831Le soleil se couche : il est temps de manger!

84,90km – 1102m D+ – 5:05:55 – max 46,5km/h

Le déjeuner de l’hôtel fait du bien. Varié et copieux, ça nous change des petits déjeuner en camping. Sous les conseils de la dame de l’hôtel, nous allons remplir nos bidons à la source (directe) d’eau pétillante qui se trouve au parc juste en face (Helenenquelle). Ben oui on est pas à Gerolstein pour rien!
J’ai fait un rapide tour de ville pour essayer de trouver une bonbonne de gaz mais il n’y a que du système Camping Gaz à percer. Notre niveau de gaz est fort bas et on pense ne pas avoir assez pour cuire un plat entier.

20150902-DSC_6529La rivère Kyll au sortir de Gerolstein

Nous longeons un peu la Kyll pour quitter Gerolstein puis allons suivre l’Eifel-Ardenne-Radweg qui nous amènera en Belgique (Saint-Vith plus précisément).
Dès qu’on quitte la rivière, on entame les montagnes russes ou plutôt les volcans allemands! Ca monte et il fait chaud!

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20150902-DSCF2811Mais où est le cycliste ?

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Les paysages sont jolis et variés. Nous arrivons à Prüm vers midi.
Nous devions loger à Thommen, mais vu que nous avons pris une avance globale sur tout le trajet, nous préférons pousser jusqu’au camping d’Arimont, non loin de Malmedy. Nous voila à nouveau sur une ancienne voie de chemin de fer vraiment très agréable. La vue est dégagée et on n’a pas ce sentiment de rouler dans une cuvette comme on peut parfois l’avoir sur un Ravel.
Nous passons un nombre de fois incroyable sous une (ou plusieurs) autoroute(s). Il fait beau et la lumière est intéressante, ce qui pousse mon compagnon de voyage à prendre de nombreuses photos! Et voila que l’on croise un panneau qui nous annonce que nous quittons l’Allemagne et rentrons en Belgique!

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Ce Ravel est vraiment super. Nous comptons bien y revenir; c’est un réel plaisir de rouler ici. Nous atteignons ensuite rapidement Saint-Vith, où nous empruntons un autre Ravel qui nous amènera à Waimes et que l’on avait déjà pris lors de notre tour de Wallonie en 2011. On y retrouve les mêmes chevaux et la superbe vue sur cette vallée.

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Nous arrivons ensuite toujours via un Ravel à Arimont et terminons par une côte dont je me serais bien passée! Mi part devant, moi je descend de ma monture et essaie de pousser le vélo chargé jusqu’en haut.
Le camping est calme, c’est vrai que les vacances sont terminées! D’ailleurs la cafèt’ du camping est fermée…
Après la douche vient le dilemme du repas du soir. Nous avons le choix entre des spaghettis lyophilisés mais pour lequel on n’est pas sûrs d’avoir assez de gaz, ou bien aller dans un resto à priori pas trop loin qui propose une cuisine qu’on pourrait qualifier de « gastronomique ». Un coup de fil au resto et la table est réservée.
Par contre le resto était mal repéré sur TripAdvisor et se trouve en fait à 2/2,5km du camping. Nous marchons jusque là sur les rythmes de la carrière qui – visiblement – fonctionne tout le temps. Nous dégustons un délicieux 3 services dans une ambiance un peu bruyante (deux gros groupes dans la salle), compensée par un service fort sympathique.

Retour par le même chemin, dans le noir, et puis dodo!

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