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31,54 km * 8,54 km/h

Temps couvert et menaçant le matin, grosse drache pendant l’après-midi, la soirée et toute la nuit!

Nous quittons Schönau après un petit déjeuner « couques » sous un ciel qui se couvre de plus en plus. Nous roulons un peu à plat au début et dès que nous quittons la ville, nous abordons une bonne côte, sans surprise! La vue sur Schönau est très belle. Un trou dans les nuages foncés laisse passer quelques rayons de soleil qui frappent sur la colline en face de nous. Nous arrivons à Schönenberg en ayant bien chaud! Le village est très calme en ce lundi matin. Le SWW est plus haut, on a pas de carte précise pour le rejoindre, il faut donc aller un peu au pif. Je pense bien sentir une route qui me semble aller dans la bonne direction. Elle monte fort au début, et puis rapidement ca devient insupportable. On doit descendre et pousser le tandem et cette expérience tourne rapidement en supplice. Le chemin est en plus défoncé. On passe devant des chèvres qui viennent nous regarder de près… elles doivent bien se marrer dans leurs barbes!

Les chèvres après une montée de torture
Les chèvres après une montée de torture…

On arrive un peu plus haut à un carrefour de chemins. Aucunes indications qui nous convient… L’indication pointant vers le seul chemin qui monte (ben oui) pointe vers un lieu que j’ai sur ma carte et qui est plus ou moins sur notre chemin. Bon ben on y va. On monte en laissant un chemin tout plat sur notre gauche. On reste relativement parallèle à ce chemin pendant un bon moment. C’est normal parce qu’on finira par revenir dessus… Wééé! On ressort de la forêt et on arrive à un nouveau carrefour qui offre un point de vue extraordinaire. On aura même droit à une rayon de soleil!

Au dessus de Schönenberg
Au dessus de Schönenberg

Nous nous retrouvons devant des tas de panneaux indicateurs et à nouveau, aucun ne nous convient vraiment. Jusqu’à ce qu’on repère, très bien caché, un panneau du SWW. On hésite encore sur le sens à prendre, mais 1° nous ne trouverons jamais l’autre panneau et puis celui que nous avons trouvé envoie vers une montée… (hi hi hi). Blague à part on doit aller au Belchen, second point le plus haut de la forêt noire… Un couple de marcheurs arrive (les première personnes que l’on croise depuis qu’on a quitté Schönau si je me souviens bien) et nous demande si ils peuvent nous aider. On discute pendant un moment et effectivement le chemin que nous avons vu est le bon. Ils nous annoncent que ce sera difficile en vélo (!). Ils partent devant nous et nous les suivons. On se retrouve devant une montée en petit caillou qui s’annonce amusante. Ca monte super fort, on patine, je ne me suis pas retournée mais je suppose qu’on a labouré tout le chemin et en pédalant comme des forcenés on parvient à garder la même vitesse que nos marcheurs qui sont devant nous. Whaa tout ca pour faire du 4km/h, c’est génial. Le bon côté des choses c’est qu’ils nous avaient annoncé 2km et que finalement ce n’est que 600m. Mais ca nous parru bien plus long! On finit par s’arrêter et poussons le tandem sur la fin. En arrivant en haut, nos deux marcheurs nous attendent et nous indiquent la voie à suivre. Nous les saluons en les remerciant et apprécions la route quasiment plate. On continue en traversant une forêt où il règne une ambiance saisissante. Le taux d’humidité doit frôler les 100% et la végétation est tout à fait saisissante. On atteint même une vitesse absolument folle pour la journée, dans les 15/16km/h :-).

En sortant de la forêt on se retrouve sur une route (whaa de l’asphalte) ca monte encore (oui bon), direction le Belchen! On quitte le SWW et après une belle montée nous nous retrouvons au Belchenhaus où nous laissons le tandem pour emprunter les « oeufs » qui nous emmènerons sans peine jusqu’au sommet! On aurait pu monter en vélo mais bon… Notre guide vert annonçait que par temps dégagé on voyait le mont blanc depuis le Belchen. Ce ne sera donc pas pour aujourd’hui! Mais la vue n’en est pas moins belle. Malrgé les nuages on voit loin, et c’est très beau. On ne verra pas le mont blanc, mais le rhin scintille au loin. C’est superbe. Par contre il fait horriblement froid!

Vue depuis le Belchen
Vue depuis le Belchen

Après avoir fait le tour et pris quelques photos, nous nous décidons à aller nous réchauffer au refuge qui se trouve près de l’arrivée des oeufs. Nous ne sommes pas les seuls à avoir cette idée. L’endroit est bondé! Mon capitain rassemble toutes ses connaissances de la langue allemande et va vaillament commander notre diner. Une saucisse fumée avec salade de pomme de terre pour lui, une soupe de pomme de terre avec pain pour moi, avec deux Apfelschorle, comme pour nous rappeler le Tirol! On nous amène d’abord une soupe aux champignons, que je trouve d’abord fort petite pour le prix payé et me rend compte que ce n’est pas ce que j’ai demandé en mangeant 2 cuillères! La serveuse me change ca sans problème avant de nous amener une portion de spaghettis bolognèse! On finit par recevoir nos plats et la salade de pomme de terre est succulente! On s’est bien réchauffé et redescendons. Le temps de changer de chaussures et de remettre en place les sacs sur la remorque, voila les première gouttes qui tombent.

Il fait glacial et il pleut. La météo ne s’était pas trompée en annonçant de la neige pour une matin au Feldberg! Heureusement qu’en dernière minute j’ai changé mes vêtement estivaux contre ceux d’hiver! On descend la route empruntée à l’aller puis entamons une belle montée sur la route et sous la pluie! On croise un couple de vététistes quand nous entamons la descente et ils ont aussi l’air de sukkeler!

Un peu de repos pour nos jambes! Les paysages restent super, même sous la drache! On monte, on descend, on interprète mal une flèche super mal placée, on monte encore, longtemps, on traverse une praire de vache, on s’étonne qu’il n’y ait pas d’indication à la sortie de la prairie, on continue, ca descend super fort, on se pose des question et puis on se retrouve à l’endroit où on était il y a 10km environ! L’horreur! On fait demi-tour, on remonte (effectivement, jolie pente), retraverse la prairie à vache et redescendons jusqu’à la flèche douteuse… et effectivement elle est douteuse! On conclut qu’en fait elle est pour les indications pour l’autre sens et voulait signifier de prendre le chemin duquel on venait! Mais pas de flèche dans notre sens! On conclura ensuite que si il n’y a pas de flèche on continue sur le chemin principal. Et que si c’est douteux il vaut mieux vérifier plusieurs fois! Et surtout qu’on aurait mieux fait d’acheter le topo-guide!

Même sous la drache, c'est beau!
Même sous la drache, c’est beau!

On finit par arriver au camping, sous la drache, trempés jusqu’aux os. On choisit l’emplacement qui ressemble le moins à un étang, puis allons nous doucher pour nous réchauffer, mettons nos vêtements à sécher, puis il faut monter la tente la. On avait espérer que la pluie se calmerait d’ici la, mais non. Au contraire. On décide donc de monter la tente sous l’abri de la terrasse du resto, et de la transporter jusqu’à notre emplacement. Finalement on choisit celui qui est le plus proche des sanitaires. On s’en tire encore pas trop mal, la tente est montée, les matelas et les sacs installées, et rien ne prend l’eau! On se « cuisine » un chili con carne dans notre abri « à tout faire » en compagnie d’un jeune couple de Neerlandais qui sont également sous tente. On ne s’éternise pas et regagnons nos sacs encore plus tôt que d’habitude!

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