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Destination choisie "Ecosse"

19,56 km * 14,89 km/h

Beau temps, comme pour bien commencer!

Haa ca faisait un bail qu’on en parlait et qu’on le préparait ce fameux voyage en Ecosse, mais ca y est on y est!

Levés à 3h30 du matin, on cloture les bagages et descendons attendre le taxi-camionette dans le hall pour 4h45. Nous voila donc avec notre sac BOB, qui contient le matos de camping, le sac ortlieb avec nos vêtements et nourriture en poudre et deux cartons, un petit avec la remorque et un plus grand avec le tandem qui a été soigneusement démonté et mis en boite par mon capitaine préféré.

La camionette est la à l’heure. Etonnament et contrairement à ce qu’on avait demandé lors de la réservation, elle n’a que 2 places, du coup Mi se retrouve sur un tabouret, à devoir s’acrrocher comme il peut où il peut car la conduite de monsieur, est particulière. En 45 minutes nous arrivons à Zaventem… Ouf… (no comment)

On se met dans la file chez BMI, et arrivés à notre tour, le gars nous fait oublié toute les craintes qu’on a eu par rapport au transport du tandem. On enregistre tout ça et quelques minutes après, 2 gars de chez Aviapartner viennent chercher nos caisses. On est un peu rassurés.

On zone un peu dans l’aérport et il est déjà l’heure de l’embarquement, direction Londres. Arrivés là-bas et après quasi une heure d’attente pour repasser une porte de sécurité, on se retrouve devant notre prochain avion qui nous amènera à Inverness. Plus petit, on embarque direct depuis le tarmac. Et qui voit-on arriver sur un chariot? Notre bébé et sa remorque. Haa nous voila encore plus rassurés.

La météo à Londres n’est vraiment pas bonne. Et une fois à Inverness, on se rend compte que ce n’est pas le cas. Nous atterissons sous un merveilleux soleil. Nos bagages arrivent premier, et voici notre gros carton qui nous est amené. Il n’a pas l’air d’avoir trop souffert, il s’est un peu abimé au niveau de la fourche mais en gros ca va. Bon maintenant il faut tout remonter! Après une bonne heure, le montage du tandem et de la remorque sont effectués. A nous les Highlands!

On aurait espérer une route moins fréquentée (ne vous fiez pas à l’apparence trompeuse de la photo qui suit), car la A96 n’est pas exactement calme. Heureusement la distance est courte et nous arrivons rapidement à Inverness, après nous être arrêté à une station essence pour y regonfler nos pneus.

Entre l'aéroport et Inverness
Entre l’aéroport et Inverness

On chercher de quoi manger, une family pack de salades diverses de pâtes et autres fera l’affaire et sera rapidement englouti le long de la River Ness. Nous passons devant le chateau et rejoignons notre camping. Installation de la tente, puis nous ressortons le soir pour aller manger et découvrir un peu la ville. Mon capitaine, dont tout le monde connait le côté téméraire, opte dès la première opportunité pour un Haggis, Tatties and Neeps, la grande spécialité locale. Même si la présentation (2 boules « à glace » de chacun des 3), tout comme la déco du resto, est assez surprenante, on mange bien et s’est très copieux. Surement très bien pour ce qui nous attend demain!

Vu que la journée commence à être très longue pour nous, nous regagnons notre tente vers 21h (heure locale) et nous endormons comme des bébés.

65,53 km * 14,31 km/h

Superbe temps le matin, va se couvrir un peu l’après-midi.

C’est donc aujourd’hui que les choses sérieuses commencent! Nous avons retrouvé Ben et Eric, 2 cyclistes d’Edinbourgh, avec qui on comptait faire une partie du voyage. On se met en route tous les 4 en quête d’un petit dej, mais visiblement Inverness le dimanche matin n’est pas trop propice au petit déjeuné improvisé. Le Tesco n’ouvre qu’à 9h… On retourne pour tout replier au camping, on mange quelques trekking biscuits et une banane et nous mettons en route, tandis qu’eux retourne au centre et déciderons finalement de partir vers Skye.

Nous entamons la première étape de la « Great Glen Cycle Route » et dès les premiers kilomètres, nous sommes déjà très heureux d’avoir acheter la carte de la route car le flèchage est tout à fait inexistant. Nous suivons la A82 sur quelques kilomètres puis bifurquons vers Blackfold, sur une route beaucoup plus petite. Et la on comprend le « high » du mot Highlands. Ca monte bien et très vite, cette route nous offre un superbe point de vue. Arrêt photos et repos en même temps – quel merveilleux alibi la photo quand même! Ca monte encore, et encore et encore et puis on se retrouve devant une montée monstrueuse. On met pied à terre et on pousse. Et la aussi c’est dur.

Pas faché de sortir de la forêt (car on sait que la ca ne montera plus), nous somme éblouis par la beauté du paysage. La lumière est fantastique et nous sommes en plein tableau. Ca valait la peine de la montée.

Easter Altourie
Easter Altourie

Voila qui est motivant. Ensuite, en plus la route est quasiment plate et bientot nous pouvons même entamer une descente à vive allure. Ca fait du bien! Les paysages se succèdent mais ne se ressemblent pas. Les landes suivent la forêt pour laisser leur place à des paysages plus campagnards. Nous arrivons à midi à Drumnadrochit ou nous mangeons après avoir posé pour une photo (c’est ca la célébrité!!) et reprenons la route en direction de Invermoriston.

On recommence de façon assez directe avec une montée incroyable (sur la carte, 15 courbes de niveaux de 15 mètres de dénivelée chacune sur environ 1km), à nouveau on met pied à terre et on pousse… Voila que pour la seconde fois aujourd’hui notre parcours est rejoint par celui des marcheurs. C’est à ce moment la que nous voyons – enfin – le Loch Ness! Pas de trace de Nessie… 😉

Le Loch Ness!
Le Loch Ness!

Nous empruntons ensuite un chemin fermé à la circulation qui est très sympa, qui ondulent bien évident, mais qui est aussi beaucoup plus technique vtt. Après quelques kilomètres, l’éblouissement est total. Nous roulons sur un chemin très étroit, que je juge un peu casse-patte, même si la dextérité de mon cap est merveilleuse, et nous avons une superbe vue sur le great glen. Le nuages sont la mais le soleil aussi. Et c’est à couper le souffle.

Le Great Glen... superbe!
Le Great Glen… superbe!

Le chemin devient plus large et personellement je le trouve plus confortable ;-). La dénivellée est toujours très costaude mais on se rassure par le fait que cette partie est connue comme étant la plus dure physiquement.

A Alltsigh on reprend la A82 pour rejoindre notre camping situé un peu après Invermoriston, à Rubha Bàn pour être précis, sur le loch ness. Notre emplacement est superbe. On dine avec un plat en poudre, qui se laisse manger, puis allons gouter aux bières locales, une Tennent, puis après 2 parties de snooker, nous regagnons nos matelas et sacs.

5,28 km * 16,00 km/h

Après s’être installé, la lumière est superbe. On voit, depuis le camping, le soleil donner sur les montagnes avoisinantes. J’essaie de convaincre mon capitaine de nous remettre en selle et d’aller jusqu’au point de vue en direction de Spean Bridge, et après avoir un peu insisté, nous voila repartis. Ca monte évidemment jusque la! Mais ca en vaut la peine, lumière du soir très chaude et paysages magnifiques. Nous arrivons au Commando Memorial, où se trouvent plein de cars et de voitures. La vue y est effectivement fantastique.

Commando Memorial
Commando Memorial

On y attendra quasi 1/2h un rayon de soleil qui n’arrivera jamais, les nuages ne bougeant pas du tout. On se décide donc à partir et quelques centaines de mètres de descente plus tard, évidemment le voila ce fameux rayon de soleil. On ne remonte quand meme pas et dégringolons vers le camping à vive allure pour y manger des nouilles au curry et au poulet et après une bonne douche chaude et en essayant de ne pas croire le gérant du camping qui nous annonce de la pluie pour le lendemain, plongeons dans nos sacs de couchage.

50,39 km * 14,60 km/h

Le soleil est toujours avec nous. Même si parfois un peu timide!

Levés tot, nous déjeunons au bord du Loch Ness avec un porridge absolument excellent et nous regrettons déjà de ne pas en avoir amené plus. La météo est un peu mitigée, le soleil est là, puis quelques gouttes de pluie… Après une douche et un repliage de matériel, nous reprenons la A82 pour la quitter aussitôt pour rejoindre la GGCR, loin des voitures… Ca monte, bien évidemment! Mais à nouveau nous avons une vue superbe sur le Great Glen. Nous arrivons vite à Fort Augustus où nous faisons des courses et remplissons la remorque autant que nous pouvons de nouilles, biscuits et soupe en boite.

Fort Augustus grouille de touristes, venus voir le Caledonian Canal et ses fameuses « staircases »; suite d’écluses très rapprochées. Nous ne nous attardons pas trop et suivons notre route qui sera en grande partie le long du canal. On avance vite et le paysage est très joli. Il fait à nouveau beau et nous croisons et doublons quelques bateaux de plaisance.

Caledonian Canal
Caledonian Canal

Vient ensuite une montée assez raide et technique, on s’élance et on pédale fort et bham!, la chaine de liaison saute dans un bruit peu rassurant et nous voila arrêté. Mon plateau compte même quelques dents abîmées. On regarde la suite du chemin et constatant que ca continue très technique et montant, on choisit la route. Car avec la remorque et tout le poids, ca ne passera pas. On se retrouve donc à nouveau sur la A82 le long du Loch Oich et ce jusqu’à Invergarry ou nous mangeons un sandwich au bord de la route en plein soleil.

Nous reprenons ensuite la GGCR et après quelques kilomètres sur des chemins forts sympathiques. Nous nous retrouvons sur une petite route ondulante entre des moutons, des montagnes et le canal! Nous roulons ensuite à nouveau sur un chemin, qui, également nous permet d’avoir des points de vue extraordinaires.

Loch Lochy
Loch Lochy

Un peu plus loin, nous quittons ce chemin et la forêt pour rejoindre la route qui nous amène à Rosearn, ou nous quittons la GGCR pour aller à Gairlochy ou se trouve le camping pour cette nuit.

36,00 km * 16,02 km/h

La météo écossaise ne se trompe donc pas…

Nous nous réveillons tôt, et il ne pleut pas. Mais il fait effectivement tout gris. On traine un peu et nous voila bercés par le bruit des gouttes sur notre tente… Bon ben faut quand même y aller… L’étape d’aujourd’hui est très courte, une vingtaine de kilomètres seulement nous séparent de Fort William.

Le paysage ne ressemble en rien à ce que nous avons vu la veille. On retrouve le canal qui bouclera la GGCR. Arrivés aus fameuses Neptune’s staircaises, nous loupons de peu le train à vapeur qui s’en va vers Malaig, via « the Road to the Isles ». On l’entend et on voit juste un gros nuage blanc s’éloigner! On rejoint Fort William tôt dans la matinée, le point d’arrivée (ou de départ) de la GGCR étant les ruines du fort, qui sont vraiment très ruines. On mange au MacDo (paaaass bien) et puis gagnons notre camping, situé quasiment au pied du Ben Nevis, que nous ne voyons pas vu la superbe visibilité du jour.

Une fois installés et mouillés comme des langoustines écossaises, on se décide à aller rouler un peu en direction du Ben Nevis. On va pas aller se coucher à 13h non plus… On continue la route sur laquelle se trouve notre camping, qui est calme, ondulée et très sympa, même sous la pluie.

Vers les Lower falls sous la pluie
Vers les Lower falls sous la pluie

On arrive aux lower falls assez rapidement qui sont sympas mais sans plus puis continuons la route qui est « not suitable for busses ». La route devient effectivement très étroite et rythmée de « Passing places ». On est dans la vallée et la vue malgré le temps est superbe. On arrive enfin à la fin de la route au pied du Ben Nevis et à un sentier qui amène au début des falls. On ira pas se risquer la dedans, déjà à cause de nos chaussures à cales et qu’en plus le chemin doit être bien glissant. Nous retournons par le même chemin au camping, il pleut malheureusement toujours. Mais comme si on avait pas encore eu assez d’eau, on va chacun prendre une douche quasiment interminable… haaa quel délice. Evidemment on se retrouve avec des vêtements trempés, ainsi que les chaussures, ca va être un délice à remettre demain ca.

Le soir venu et les estomacs affamés, on se décide pour le restaurant du camping, même si il ne pratique pas les mêmes tarifs que le Castle Restaurant d’Inverness. Et on ne sera pas décus. D’abord il y fait agréablement chaud, on nous propose une place à côté d’un radiateur, super nos gore et sandales vont pouvoir sécher, et la nourriture y est absolument succulente! La soupe du jour est délicieuse, et pour ma part je continue avec une truite aux amandes, pêchée localement et Mi avec du porc au chutney, le tout servi avec des légumes divers. Je termine avec un Clanachan (dessert des highlands avec des fruits rouges, de la crème fouetté et des morceaux de oatcakes si je me souviens bien) tandis que Mi prend le plateau de fromages des Highlands. Une chose est sûre, on revient demain!

Au retour, la pluie a cessé. Un bon présage pour demain?

79,82 km * 19,85 km/h

Ensoleillé mais couvert dans le Glen…

Aujourd’hui on est « off ». On a donc en tête d’aller à Glencoe, situé à un petit 40km au sud de Fort William. On avait pensé emprunter le West Highland Way, mais ca risque d’être un peu trop technique, surtout vu ce qu’il est tombé hier. On se décide donc pour la route, notre amie la A82, où les gens roulent vite et double parfois sans beaucoup d’égard envers les cyclistes.

Nous voila donc partis, sous le soleil même, comme quoi, oui le temps change vite en Ecosse. On descend vers le centre de Fort William, puis reprenons la A82 le long du loch Linnhe. La vue est très agréable, les montagnes se situant sur l’autre rive étant en plein soleil. Le long de cette route se trouve des espèces de trottoirs que l’on pense d’abord être des pistes cyclables. Mais si ca en sont, elles ne sont pas fort bien pensées, car elles sont souvent coupées par des sorties de maisons et il faut parfois passer des hautes bordures. Finalement on choisi la route. Car de toute facon cette « piste » s’arrête sans crier gare.

On arrive rapidement au Ferry qui permet de traverser le loch et qui permet de rejoindre Corran, de l’autre coté. Petit arrêt technique et on repart. La nous tournons et suivons le Loch Leven qui rentre dans les terres. On se fait doubler par un groupe de cyclos que nous retrouvons plus loin pour un arrêt banane! Le paysage est très joli, on regrette juste que le soleil nous fasse faux bon pour l’instant. On croise deux cyclistes itinérants que nous ne manquons pas de saluer. Le second a l’air frigorifié dans la montée…

Et nous voici au village de Glencoe ou nous repérons un Spar (pour manger en rentrant) et où nous pouvons quitter cette route pour en prendre une plus petite, certes un peu plus longue mais beaucoup plus sympathique. Elle s’avère aussi être beaucoup moins plate. Elle est même assez essouflante! Tout d’un coup, mon impression d’entendre un bruit étrange se fait plus précise, il y a vraiment quelque chose qui cloche. Je préviens mon capitaine et nous regardons ca. En roulant je vois que la roue arrière n’a plus l’air de tourner rond… Hou! Le pneu est complétement déchiré près de la jante! Pas trop en profondeur heureusement, il reste donc en un morceau, mais nous pouvons admirer la texture du renfort intérieur… Visiblement on pourra rentrer comme ca. On dégonfle un peu le pneu pour que ca ne frotte plus sur le cadre et nous repartons.

Et nous y voici à glencoe! C’est effectivement impressionant. Mais maintenant il n’y a plus du tout de soleil… On se retrouve dans une cuvette, et de tout coté nous avons des montagnes impressionantes et vertes qui nous dominent. Rhaa un petit rayon de soleil et ce serait parfait!

Glencoe 1
Glencoe 1

Glencoe 2
Glencoe 2

Mais le rayon ne viendra pas, comme avant hier à Spean Bridge. On mange une barre de céréales et on se décide déjà à repartir, car malgré la belle côte qu’on vient de monter, on caille. Un vent frigorifiant souffle dans le Glen. J’avais lu que la météo y était toujours plus que capricieuse et ca se confirme.

Nous quittons le Glen par le même chemin qu’à l’aller et terminons la route sans encombre, avec le pneu entier! Arrivés à Fort William, on fonce au magasin de vélo et on lui achète ce qu’il a de mieux pour notre usage routier actuel, un semi-slick Hutchison en 2.0. En 2.1 il n’avait qu’un pneu avec des crampons monstrueux.

Tout contents d’avoir trouvé un pneu, (car si ceci nous était arrivé plus au nord, je ne suis pas sure qu’on aurait trouvé un magasin) on fait de courses nourriture liofilisées et « normales » et retournons au camping nous préparer pour aller au restaurant! Soupe du jour, cochon sauvage et haggis dans une sauce au whisky pour moi et du poulet pour le cap, et en dessert une tarte aux noix de pécan tiède avec une boule de glace vanille à se rouler par terre (vraiment). Retour au camp et dodo!

65,19 km * 17,48 km/h

Ensoleillé!

C’est sous le soleil que nous quittons Fort William, pour entamer cette fameuse « Road to the Isles » dont j’attends beaucoup d’après ce que j’en ai lu. Nous quittons le camping après un petit déjeuner cake, rejoignons notre A82 préférée puis la A830 qui nous ramène au Neptune’s Staircase, sous le soleil cette fois. Pas de train à vapeur dirait-on aujourd’hui! Peut-être plus tard qui sait…

Le début, vers Corpach et après, le long du Loch Eil, n’est pas vraiment fascinant. Après une vue sympa sur Fort William depuis l’autre rive, nous roulons à côté de sapins et arbres feuillus qui nous cache toute vue sur le loch.

Nous arrivons rapidement à Glenfinnan, d’où on a une très chouette et célèbre vue sur son monument devant le Loc Shiel. Nous n’irons pas à son pied car il faut payer 3£ par personnes, qui permet également de monter au sommet de la tour. De l’autre côté de la route se trouve le très célèbre également aqueduc. Nous nous en approchons lorsque tout à coup retentit la sirène du train a vapeur. Le bruit qui s’échappe du train est phénoménal et envoutant. Nous arrivons trop tard pour voir la carte postale en vrai, c’est-à-dire le train sur le pont. Et c’est la qu’on se rend compte que des dizaines de personnes sont là, appareil photo en main pour immortaliser la chose!

Trouvant qu’il n’y a plus grand chose à faire à Glenfinnan, nous reprenons notre route, qui recommence avec une très belle montée. On la prend cool, passons devant le musée du train et arrivés un peu plus haut nous nous arrêtons pour contempler le paysage qui est grandiose. Voila ce que j’attendais de cette route!! On mange un snack et puis on entend le train derrière nous! Ha ha! Cette fois on ne le ratera pas! Il met un temps fou à arriver devant nous, d’abord en attendant qu’un autre train passe dans l’autre sens, car il n’y a qu’un seule voie, puis parce qu’au démarrage, ce n’est pas vraiment une bombe! Mais bon après il passe devant nous et on est tout content!

A nouveau en selle, le paysage est absolument extraordinaire. Le ciel est bleu, nous sommes entourés de montagnes douces et vertes et il n’y a pas trop de voiture pour nous embêter! Le pied!

Rathad nan Eilean
Rathad nan Eilean

A l’approche du Loch Eilt, nous ressentons comme un petit creux. Et c’est la qu’on voit une petit plage qui donne sur le loch! Pas une hésitation, on mange la! On descend toute nos affaires et constatons que l’endroit a déjà servi de camping, malheureusement à des gens qui laissent des traces derrière eux. On se réchauffe notre Scotch Broth, une autre spécialité du coin (soupe avec du mouton, du boeuf, des légumes et du blé), qui en boite en tout cas, n’est pas innoubliable.

Y a pire endroit pour manger un Scotch Broth!
Y a pire endroit pour manger un Scotch Broth!

Et nous reprenons la route comme il se doit! Les paysages s’enchainent, superbes. Nous longeons le Loch Eilt jusqu’à Lochailort pour découvrir, à nouveau après une belle côte, le Loch Ailort et derrière, la mer!

Ensuite, la A830 qui était une route à deux bandes devient une route étroite à « passing places » et prend des allures de montagnes russes. Montées et descentes se succèdent et ca devient très vite un calvaire. Ca nous parait interminable alors qu’on aimerait bien que ca se termine. En plus on a perdu la mer de vue et sommes à nouveau au milieu d’arbres qui nous cachent toute vue possible. C’est quand Arisaig?

Après quelques dizaines de minutes de souffrance nous y arrivons enfin! Petit tour dans le village et sur le pier. La vue est très chouette avec un beau soleil qui donne une lumière très chaude.

Nous arrivons au camping quelques minutes après. Et la on est pas décus! Il se trouve sur la plage! Nous nous installons, réchauffés par le thé offert par notre voisine et allons marcher sur la plage.

Notre campement pour la nuit
Notre campement pour la nuit

Nous avons vue sur les îles de Eigg et Rùm et un peu plus à droite Skye. Nous continuons notre ballade vers Bunacaimb, qui sera le début de notre parcours pour le lendemain.

Nous rentrons nous préparer à manger puis retournons sur la plage pour le coucher de soleil qui s’annonce superbe! Et effectivement il le fut!

69,31 km * 18,08 km/h

Waaaaaououououououwww météo su-per-be!!!

Réveillée tot comme d’habitude, je passe la tête par la petite fenêtre de notre tente pour voir ce que le ciel raconte. Je regarde à gauche d’abord, vers les montagnes, et le ciel est limpide, il ne compte que quelques tout petits nuages près des sommets des montagnes sinon rien! Et le soleil va bientot pointer le bout de son nez! Hou il ne m’en faut pas plus pour me faire lever! Mon capitaine est également réveillé, je lui dis qu’il fait superbe et sors de la tente. La c’est à nouveau l’émerveillement, car côté mer, la lune est encore la, telle une boule de feu d’un rond parfait! Waow, la journée s’annonce bien! En plus on va sur Skye…

On se lève donc rapidement, nous nous douchons, déjeunons, rangeons, tout ca au milieu d’un spectacle extraordinaire. Le jour se lève et la nature resplendit. La mer est d’un bleu magnifique et tout ce qui nous entoure prend une teinte dorée. On est tout fou! Comme tout le camping d’ailleurs! Nous voisins iront sur Rùm aujourd’hui, profiter du beau temps. Notre autre voisin nous dit qu’on a beaucoup de chance avec une météo pareille pour aller sur Skye! Et bien allons y alors!!!

On quitte le camping, en route pour Skye!
On quitte le camping, en route pour Skye!

Mon côté un peu frileux me conseille de m’habiller chaudement. Je remets mon Odlo que j’ai tout à fait supporté la veille, mais très vite, je dois enlever des couches! Le soleil donne déjà et il n’est plus trop question de s’habiller de manière hivernale! Premi!re étape, Mallaig ou nous allons prendre le ferry jusqu’à Armadale. Arrivés à Mallaig, par une route tout de même assez physique, nous fonçons dans le magasin du village pour acheter un complément de petit déjeuner! Nous prenons ensuite nos tickets pour le ferry et sommes premiers dans la file vélo/moto. Et voici le ferry qui arrive! Les voitures en sortent, et c’est à nous d’entrer. A pieds et à côté du vélo! Nous mettons le tandem en place et allons à l’étage. Nous nous retrouvons au milieu d’un groupe de pensionnés flamands! Effectivement à l’arrivée nous constaterons que le bus est bien immatriculé en Belgique! Les spectacle qui s’offre est nous est superbe. Nous nous éloignons des montagnes pour en retrouver d’autres!

Notre voyage en ferry est court, environ une trentaine de minutes et nous voici de l’autre côté, sur Skye. Nous sommes accueillis au son de la cornemuse… ben oui, il faut bien! On laisse passer le flot de voitures et nous élançons à la découverte du sud de l’île.

La route est flambant neuve, un vrai billard pour nous. A notre droite, la mer, le « Sound of Sleat » plus exactement. Quitte à me répéter, je le redis encore, c’est superbe! Nous passons par des petits patelins qui doivent compter 3 ou 4 maisons à tout casser. La route se rétrecit, et deviens à nouveau un enchainement de passing places. Heureusement il y a peu de circulation. Nous nous arrêtons souvent pour faire des photos!

Tout à coup on voit un joli petit phare tout blanc à droite! Et puis une route qui descend! Ben allons voir alors! Nous dégringolons et comprenons ensuite que ce phare se situe sur la petite île d’Ornsay et est donc inaccessible. Mais d’un autre côté, cette route nous mène à un endroit charmant, sorte de mini port, Camuscross, où il y a un bar! On va pouvoir manger! Je mangerais bien dehors mais la capitaine à peur de se refroidir, nous mangeons donc dedans! Des tagliatelles aux épinards et pesto pour moi et des lasagnes pour lui. C’est bon et vite englouti!

Camuscross
Camuscross

Nous ressortons et retournons prendre la route (la A851, by the way). Et puis, nous quittons le Sound pour nous diriger vers le nord ouest, vers Broadford. Et la nous traversons un paysage assez impressionnant. Un véritable « no man’s land », on se croirait dans le sud des Etats-Unis.

Et tout d’un coup, au mileu de nul part, une cabine téléphonique. Elle est renseignée sur la carte d’ailleurs! On retrouve les 2 cyclistes qui ont fait la traversée avec nous, ils nous doublerons un peu plus loin.

Cette route à beau être à 100% droite, ce qu’on y voit est tellement beau que ce n’est pas monotone! Il n’y a quasi pas de voiture et elle est relativement plate, et je suspecte qu’on ai eu le vent dans le dos, car on pédale gentillement et on avance super vite!

A851
A851

Avant même d’arriver à Broadford, notre décision est prise, on roule jusqu’à Sligachan pour aller à un camping qui parait-il est magnifiquement placé. Ca signifie une grosse vingtaine de kilomètres en plus. Mais il est encore tôt et on est frais! De plus on ne voit pas le camping à Broadford et le coin n’est pas spécialement excitant.

On prend donc la A87 en direction du nord et on comprend très vite que le calme de la A851 est terminé. La A87 est la seule route pour aller dans le nord de l’île et en plus elle est la seule à relier Skye à Kyle of Lochalsh. le flot est quasi incessant, les gens roulent vite et n’ont pas envie de freiner pour nous doubler. Ca va être du sport! Heureusement que nous avons un paysage extraordinaire pour nous faire oublier ca! Arrivés au « creux » du Loch Ainort, nous faisons une pause barre chocolatée et admirons le paysage, loin du bruit des voitures et bus. Une route plus petite s’offre à nous, mais elle nous ferait faire quelques kilomètres en plus. Finalement on opte pour la A87 qui grimpe littéralement sur les pente de Glamaig. On monte lentement mais surement, bien qu’un car italien aurait pu nous faire terminer notre montée dans les bas côtés…. (je ne retranscrirai pas ce que j’ai crié à ce moment la – au moins le chauffeur a été insulté dans sa langue…) Suis alors une descente incroyable dont une partie à l’aveuglette veut que mon capitaine n’y voyait plus rien… (héé ben). C’est marrant mais dans la descente on ne nous double plus. On fait une VMacx de plus de 63km/h (chuut ne pas le répéter aux fabriquant de la BOB – vu qu’on est sensé ne pas dépasser le 40)

On passe à Sconser, d’où on peut prendre le ferry pour l’île de Raasay. Peut-être demain, puisqu’on sera « off ». Puis nous biffurquons vers la gauche, en longeant le Loch Sligachan. Au bout nous tronverons notre camping! On se fait encore doubler de façon désagréable par quelques chauffeurs du dimanche. Et puis juste au moment où on a vraiment envie d’arriver, nous arrivons, super non?

La situation du camping va effectivement nous faire oublier les chauffards, les kilomètres en plus et les jambes enkilosées! C’est tout simplement splendide. Nous nous trouvons en bordure du Loch Sligachan, entourés par les Cuillins. On voit directement à qui nous avons à faire au camping. Des marcheurs, des marcheurs et des photographes!

Il fait beau et il est encore tôt, on est aux pieds des Cuillins et à 100m de plein de départs de randonnées, on ne peut que repartir en laissant le tandem se reposer, mais en allant se décrasser les jambes en marchant un peu. Nous faisons connaissance avec le pub du coin.. hmmmm, je pense bien qu’on y fera un petit tour en rentrant!

On comprend très vite pourquoi les Cuillins sont une destination adorée des marcheurs. Le spectacle est grandiose. En plus nous avons le temps avec nous. On a une visibilité totale, alors que d’habitude, selon notre guide, on ne voit pas le sommet des montagnes. C’était surement la journée idéale pour faire une ascension!

The Cuillin
The Cuillin

On se ballade pendant une heure et n’allons pas trop loin, vu que le soleil va bientot disparaitre derrière the black cuillin. En rentrant, on passe par le pub, je prend un Venison Burger et Mi un fish & chips. Nous rentrons ensuite au camping et nous endormons bercés par le vent, qui souffle quand même pas mal.

60,95 km * 17,01 km/h

Départ ensoleillé, puis météo un peu mitigée

Lorsque nous nous réveillons, le soleil annonce son arrivée sur Sligachan. Les Cuillins sont toujours aussi nets que la veille. Aurons-nous la chance d’avoir une journée aussi merveilleuse qu’hier? Nous nous douchons, déjeunons et remballons notre matériel, qui a été un peu fouetté par le vent, mais bien moins qu’on pouvait penser finalement. J’avais prévu cette journée comme étant « off » dans notre « planning ». Ce qui ferait qu’après demain on aurait une énorme étape pour rejoindre Lochcarron. On se décide donc à rouler aujourd’hui.

Notre route du jour n’est pas, sur papier, des plus excitantes. Nous allons suivre la A87 jusqu’a Kyle of Lochalsh puis là nous pourrons emprunter de plus petites routes pour rejoindre notre camping à Balmacara.

Arrivés à Sconser, cette fois on n’hésite plus, on prend l’alternative touristique qui allonge un peu mais qui est bien moins fréquentée. Et on ne le regrettera pas! La route est super, légerement valonnée, mais rien à voir avec l’espèce de col qu’on s’est monté et descendu hier! On croise 3 voitures, des campeurs sauvages autour de leur camping car – qui ont bien choisi leur endroit d’ailleurs! – un élevage de saumon et nous avons droit à de magnifiques vues, dans un calme absolu. On regrette déjà de ne pas avoir pris cette route la veille!

Petit détour
Petit détour

Il y a encore quelques chauffeurs fort pressés sur la route, mais c’est quand même mieux qu’hier! On se retrouve rapidement à Broadford, ou l’on constate que le temps est en train de tourner. Rien de bien inquiétant, mais le soleil n’est plus vraiment la. Nous achetons de quoi manger au Spar et lunchons en regardant l’Inner Sound. On regarde si il n’y a pas un magasin de vélo dans le coin pour acheter des plaquettes de freins (on s’est rendu compte hier que les freins avant étaient morts) mais il n’y a pas grand chose à Broadford. On se rend compte que là, nous nous dirigeons vers des contrées esseulées. Plus rien à voir avec Inverness ou Fort William.

Après quelques kilomètres assez monotones, nous arrivons à Kyleakin, ou nous pourrons prendre le fameux pont pour rejoindre Kyle of Lochalsh, de l’autre côté. L’usage du pont est désormais gratuit, notre guide nous avertissant que c’était le pont avec un tarif de traversée le plus cher d’Europe… La vue depuis le pont est sympa, nous le passons à pied pour mieux en profiter.

A Kyle, on achète des cartes postales et des timbres et puis nous quittons ce village pour prendre une route beaucoup plus petite, qui sera notre chemin des écoliers pour rejoindre Balmacara.

Je ne sais pas si c’est le jus d’orange que j’ai bu pur alors qu’il fallait le diluer, mais je n’arrive pas à pédaler et je me sens vraiment pas bien. Et cette route n’arrête pas de monter. On a un petit coup au moral la, on essaie de se remotiver, mais ca monte toujours, et fort en plus.

Beuh.. il passe quand le camion balais?
Beuh.. il passe quand le camion balais?

Et puis tout d’un coup, enfin, voila que ca descend! On croise la route qui va vers Plockton (et qui monte). On approche de Balmacara à très vive allure, on ne voit pas de camping, je suppose donc qu’il sera plus proche de l’A87. Arrivés à l’A87, on nous annonce un caravan park à gauche, que j’ai sur ma carte, le notre est donc à droite! Un peu d’A87 en plus ca ne va pas nous tuer.

Mais voila qu’on roule, on roule on roule, ca monte, puis ca descend et on arrive on monument. Ca fait longtemps qu’on aurait du le voir ce fameux camping. On s’arrête sur le parking du monument, fatigués et un peu desespérés. On fait un break de 10 mins, assis dans l’herbe face à un défilé de voitures et de moto, dont certaines pensent être sur un parcours de F1. La le moral est au plus bas!!! Allons du nerf, on va pas se décourager, non?

Mais non! On se remet en selle, on réaffronte l’A87 et après avoir demandé à un géomètre en train de mesurer, on est sur qu’il y a bel et bien un camping ici. Il nous l’indique et il s’agit en fait du caravan park. Bon tentons le coup! En arrivant on voit une tente barrée comme pictos! « Ha non pas ca!! » Mais en fait ce qu’ils n’aiment pas ce sont les grandes tentes, donc pas de problème pour nous!

Le camping est super soigné. Les sanitaires sont d’un propreté incroyable et très coquets. Nous nous installons, vraiment contents d’être à destination, puis prenons connaissance du coin. Sur un panneau montrant les marches possibles, est indiqué l’autre camping! Il existe donc bien! Mais visiblement il n’est accessible que par des paths ou tracks, et on aurait pu y acceder lors de notre folle descente sur Balmacara. Visiblement la signalétique n’est pas leur fort! Dommage. Enfin notre camping est super.

Nous faisons une des marches présentées sur la carte, elle nous amène en hauteur derrière le camping, dans un endroit très sauvage et cloturé où visiblement on pourrait rencontrer des chevaux en liberté. Nous avons la un point de vue extraordinaire sur le Loch Alsh et sur le pont. Le temps de redescendre et le soleil commence à se coucher. Mon capitaine écrit ses cartes pendant un superbe coucher de soleil sur le pont.

Nous « finissons » au pub comme tous les soirs 🙂 je commande un « beef pie » et mi une lasagne, plat qu’on s’échangera finalement! Nous regagnons nos sacs pour une bonne nuit.

41,05 km * 15,31 km/h

Nuageux

Après avoir passé une bonne nuit, je me réveille aux alentours de 6h. Parfait vu que l’idée d’aller contempler le lever de soleil depuis le point de vue découvert la veille nous avait traversé l’esprit. Je secoue mon capitaine et nous nous levons courageusement. On enfile des vêtements et y allons, car le soleil est déjà quasi levé!

Nous repartons dans ce sentier très sauvage et très nous tombons sur 3 superbes chevaux tout blancs! Ils ne sont peut-être pas habitués à voir des gens à cette heure la et nous observe. L’un d’entre eux est sur le chemin et ne semble pas vouloir le quitter!

Mon capitaine, téméraire comme à son habitude, avance vers lui. Mais voila que le cheval vient à sa rencontre. Sans doute attiré par sa veste jaune, il se met à le renifler et à aller dans la poche de son pantalon! Non mais!! On recule un peu, puis on se rend compte qu’on ne passera pas comme ca. Tout à coup ils avancent, mais tous sur le chemin, et lorsque nous avançons aussi, notre copain vient nous voir! Heureusement qu’à l’entrée il était demandé de garder nos distances!!

Nous rentrons au camping pour une douche, un petit déjeuner nouilles – pour éviter le coup de mou de la veille – et replions le camp. Direction Plockton! On sait déjà que le début va monter!

Et effectivement. Mais plus en forme qu’hier, ca ne pose pas réellement de problème. Les routes sont étroites, avec « passing places » et nous ne croisons pas grand monde. Et nous voici en train de descendre vers Plockton. Le guide nous l’avait annoncé comme un village « incredibly picturesque ». Effectivement, on se croit en pleine carte postale. Il ne manque plus que le soleil. On mange un peu de cake au chocolat sur le petit port, après avoir fait un tour dans le village. Et puis nous reprenons la route.

Nous nous dirigeons vers Stromeferry (où il est indiqué sur le panneau « no ferry ») pour rejoindre la A890, qui vas nous amener à Lochcarron, notre point de chute.

La couleur est directement annoncée. En attaquant la A890, nous prenons une montée franchement costaude. Arrivés au sommet de cette montée, nous avons un chouette point de vue, qui aurait été encore plus chouette avec moins de nuages.

Il est tot, mais nous en profitons pour nous réchauffer un plat. Pas mal de voitures s’arrêtent à nos côtés pour voir le point de vue, et beaucoup de prennent même pas la peine de sortir de leur véhicule. C’est bien connu on voit mieux comme ca…

Après avoir checké la carte, nous comprenons qu’on va avoir 2 montées à plus de 14%… Bon ben on a pas le choix! Allons-y!

Vue sur le loch
Vue sur le loch

On a du mal avec le dérailleur avant pour passer sur le petit plateau, et ce depuis ce matin… Ca ne va pas nous faciliter la tâche ca! On doit s’arrêter en plein montée pour arranger ca. Bon ca devrait aller comme ca. Et on repart. Cette route est un « rollercoaster ». Super descentes, super montées, dont oui effectivement 2 super hardcore à plus de 14%. Mais on prend notre temps et on passe! Sans mettre le pied à terre. Le Loch que nous contournons est joli. Et nous voici déjà à son extrémité. Nous tournons pour être de l’autre côté, et ici c’est tout plat. De la on voit ce qu’on a monté et descendu! Ha oui quand même. Et nous arrivons en début d’après-midi à Lochcarron. On hésite une peu pour aller plus loin. Mais plus loin c’est beaucoup plus loin et moi j’ai juste envie de dormir.

Nous allons donc au Wee camping. En y arrivant on comprend pourquoi on ne le voyait pas d’en face. C’est un peu un camping fait dans un grand jardin qui compte une grosse tente pour l’instant. Je papote un peu avec la dame – qui a un accent assez costaud – puis nous nous installons. Petite douche puis sieste pour moi et découverte de Lochcarron pour Mi.

Quand il rentre 1h30 plus tard, j’ai bien dormi et me sens mieux! Il a repéré le Pub ou nous irons plus tard et allons nous ballader tous les 2. Lochcarron est assez grand, plutot mignon. Après notre petite ballade, nous allons au pub, où on déguste du saumon fumé local, puis comme plat pour Mi un boeuf Orloff et pour moi du maquereau frais!

Retour au camping et dodo.