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Destination choisie "Bayern_2017"

66,61 km – 4:05:21 – 16,29 km/h

Après un petit-déjeuner à l’hôtel et avoir fait nos sacs avec notre linge tout propre, nous quittons Garmisch-Partenkirchen par le même chemin enchanteur qu’avant-hier.

Le long du chemin de ferLe long du chemin de fer

Le début longe le chemin de fer et quelques bâtiment industriel, mais très vite on se retrouve à nouveau en pleine nature. En jetant un coup d’oeil par-dessus l’épaule, on peut voir Garmisch disparaître doucement.

Au-revoir GarmischAu-revoir Garmisch

Il n’y a pas un nuage, et il va faire encore une fois très chaud aujourd’hui. Pour le moment, on profite de la rivière.

En chemin, on fil un coup de main à un cycliste local qui a un soucis avec son pédalier. Le pas de vis de sa pédale est malheureusement fort abîmé, mais avec l’aide de mon multi-outils, on parvient à la coincer tant bien que mal sur la manivelle. De quoi atteindre Garmisch et de trouver une meilleure solution…

Le balisage du Bo-Ko laisse à désirer par endroits, mais pas de quoi se perdre vraiment.

Pour midi, nous nous arrêtons en bordure de forêt, juste à côté d’une prairie avec des vaches.

Vache

On mange des ramen « goût canard » achetés ce matin au magasin proche de l’hôtel. Ca peut paraître étrange de manger des pâtes chaudes alors qu’on est en voyage, mais c’est une formule qui nous convient bien. Ca permet d’éviter la monotonie du pain/saucisson, c’est assez digeste (ce qui est important quand on doit encore pédaler une belle partie de l’après-midi) et pas trop copieux.

Après un long passage en forêt, on retrouve des paysages plus ouvert qui nous offrent de très belles vues.

A beaucoup d’endroits, on voit des tracteurs qui coupent l’herbe, retournent le foin, le mettent en ballots, ou même qui ramassent l’herbe tout fraîche pour la mettre en silo. Le tout nous gratifie d’un agréable parfum d’herbe fraîchement coupée.

Grosse chaleur, ou contre-coup de la journée de repos, Brig se sent fatiguée.

Vers seize heures, on arrive au camping du Bannwaldsee. Le camping est immense, et on est conduit à notre emplacement en suivant un quad. On est placé tout près de l’eau. Brig en profite pour se baigner ; je n’y mettrai que les pieds. Je trouve l’eau bien fraîche tout de même.

On soupe au restaurant du camping. Les portions sont à nouveau énorme et, si nos plats sont bons, c’est tout de même du lourd !

Avant de dormir, on profite des dernières lueurs du jour qui se reflètent encore dans l’eau du lac.

Fin du jour en bord du lacDernière lueurs du jour sur le lac

68,32 km – 4:06:35 – 16,62 km/h

Réveil et lever assez tôt. Petit déjeuner avec des Bel Vita et du thé et on est en route à 9h22 ! A nouveau, la météo est avec nous et il fait super beau ; pas un seul nuage dans le ciel ! Du coup ça tape et il fait déjà très chaud. De plus, contrairement aux autres jours, nous n’aurons pas de passages forestiers pour nous rafraichir…

Le paysage change, on s’éloigne des montagnes. La plaine est large mais relativement vallonnée. A quelques kilomètres du camping, nous voyons le château de Neuschwanstein. Vu depuis notre piste cyclable il ne nous parait pas si impressionnant ; il ne se présente pas sous son célèbre profil de carte postale. Malgré l’heure relativement matinale, les touristes arrivent déjà.

Le château de Neuschwanstein, encore à l’ombre…

Un peu plus loin, nous croisons la Via Claudia Augusta que nous avons parcourue en 2014.

Partout, les fermiers fauchent les prairies pour soit faire du foin, soit récolter l’herbe fraîche qu’ils mettent dans des silos.

Partout, cela fauche… en dessinant des formes géométriques sur le paysage

A Nesselwang, un sympathique bourg un peu plus important, Bri ne parvient pas à décrocher la pédale, elle se tape le tibia sur cette dernière… Juste à ce carrefour, il y a une fontaine avec de l’eau fraîche. Elle en profite donc pour mettre sa jambe dans le petit bassin. Un beau bleu s’annonce! On remplit les gourdes, mangeons un léger encas et reprenons la route.

Notre stop du midi se fera au sommet d’une côte. Une table de pic-nic légèrement en hauteur par rapport à la route offre un beau point de vue panoramique (avec un impressionnant pont d’autoroute). Nous nous partageons un paquet de nouilles. Seule désavantage de ce spot, on est en plein soleil !

La vue surplombante sur la vallée, depuis notre pic-nic spot

On arrive assez tôt au Großer Alpsee et son camping plutôt design. Nous prenons place dans la plaine pour tentes et on sera entouré de nombreux cyclistes, dont un couple en Specialized Sequoia qui voyage avec un petit chien.

Nous allons à la « plage » vers 17h. Elle est à cette heure encore bien remplie avec des familles et des jeunes enfants. Nous allons nous baigner à tour de rôle. L’eau est bonne, avec des courants chauds et d’autres froids. Dommage pour la légère odeur de vase et l’eau qui du coup n’est pas vraiment transparente.

Retour au camping pour la douche (super top). Nous ressortons ensuite par la plage pour aller manger un peu plus loin (Goulasch pour Bri, et omelette à l’Emmental avec salade pour moi). Très bon !

Petite promenade sur les pontons au soleil couchant avant le dodo. Gros orage pendant la nuit.
Le soleil disparaît, il fait calme dans les dernières lueurs du jour…

73,59 km – 4:28:25 – 16,45 km/h

Ce matin, Bri est sortie de la tente pour aller nager dans le lac ! Je passe mon tour cette fois-ci et commence à plier le camp. On mange un porridge fort sucré (tout le sucre est resté dans le fond du sac dirait-on) et un thé. On est prêts assez tôt vu qu’on fait notre « check-out » à 8h55. Ce camping est plus cher que les autres, mais les sanitaires valent bien la différence.

Le ciel est couvert et notre prévision météo annonce de la pluie… Néanmoins, le soleil — vaillant — cherche à percer pendant les premiers kilomètres et les paysages sont très beaux également avec cette lumière différente.

La route longe la voie ferrée, le long du lac

Sur notre gauche, face nord, on voit les installations de sports d’hiver; remontées mécaniques et pistes de ski mais aussi de luge d’été. De l’autre côté, sur notre droite, c’est plutôt l’exploitation agricole qui prime. Tout parait un peu plus roots qu’en début de voyage, mais nous apprécions ce côté vrai et authentique.

Le ciel est bas ce matin !

La pluie se met à tomber. On continue dans un premier temps en maillots manches courtes vu qu’il ne s’agit que de quelques gouttes. On passe devant une fromagerie où l’on s’arrête pour acheter deux morceaux de fromages : un aux fleurs absolument délicieux et l’autre plus type raclette dont la croûte à un gout très prononcé. A la sortie du magasin, nous enfilons nos gilets sans manches car la pluie s’est intensifiée.

Nous enchainons ensuite avec une grosse descente. Une fois arrivés en bas, ça y est on est trempés! Entre la pluie et l’eau qui remonte par les roues ; on s’est fait avoir 😉 On s’abrite à un arrêt de bus, on met les vestes et on mange du fromage pour se remonter le moral.

Là, c’était encore avant la pluie, la petit grimpette qui nous mène vers la fromagerie.

Rencontre avec des vététistes électriques avec qui j’échange quelques mots. On prend ensuite un peu moins le temps de regarder le paysage. Difficile vu les conditions de pouvoir prendre des photos. Et c’est vraiment dommage parce que l’eau qui s’évapore au-dessous des arbres et la luminosité qui perce au loin sous la couche de nuages gris donnent du caractère au paysage.

Notre pause midi se fera dans un (autre) abris-bus sur une route malheureusement fort passante. Pendant qu’on mange la pluie s’arrête presque mais au moment de se remettre en route elle reprend de plus belle! On a chacun mit un maillot ou un pull en plus et on les gardera jusqu’à Lindau sans avoir trop chaud. La température a dégringolé!

Cela dit, la pluie n’altère pas la beauté des paysages…

A Lindau, ce sera à l’hôtel. Camper sous cette météo ne serait pas vraiment une partie de plaisir. Malheureusement il n’y a pas grand chose de libre, car l’EuroBike à lieu ce week-end là à Friedrichshaven…. Pas de chance. On renonce sagement à l’hôtel de luxe à 515 € les deux nuits et on se décide pour le Freihof nettement moins cher, mais hors de l’île et surtout, nettement moins glamour!

On y arrive à 15h30, la réception n’ouvre qu’à 16h… voila ce qui arrive quand on roule trop vite ? On se met à l’abri en face devant la vitrine d’un magasin. A 16h on reçoit les clés. Les vélos iront dans une chaufferie assez sale et pas très excitante. La chambre est grande avec beaucoup de place pour faire sécher nos affaires! C’est une bonne chose.

Après la douche, on se remet en route vers la vieille ville sur l’île (Insell). Il pleut toujours à verse, on peut heureusement emprunter des parapluies à l’hôtel car nos vestes de vélos n’ont pas de capuches (note pour les années prochaines). On ne cherche pas trop longtemps après un resto et on va chez l’italien « Da Capo » sur la Maximilianstraße.

Je prends une pizza quatre saisons pas exceptionnelle, Bri les pâtes fraîches du chef qui s’avèrent être un meilleur choix même si un peu trop copieux. L’antipasti partagé en entrée était bon.

Retour à l’hôtel sous la pluie qui ne faiblit toujours pas. Et qui continuera toute la nuit! Bri file au lit avant 22h. Je surfe un peu (beaucoup?) avant de la rejoindre. J’ai très chaud (et soif) dans cette chambre malgré les fenêtres ouvertes (et les radiateurs éteints — oui, on a vérifié).

Peut-être est-ce à cause du café italien que j’ai bu, mais j’ai l’impression de ne pas bien dormir…

Journée off. Pas de vélo.

Aujourd’hui on est à pied, mais sur la route cyclable tout de même…

Réveillés un peu avant huit heures, on traine un peu au lit avant de descendre au petit-déjeuner. On sera seuls dans la salle du buffet. Ce dernier parait un peu petit au premier abord, mais s’avérera très bien au final. Bri range un peu la chambre avant de sortir, de mon côté je complète le récit de la veille dans notre carnet.

Petit exercice de mémoire au moment de compléter le carnet de voyage.

Au moment où nous mettons le nez dehors, il ne pleut plus ! On prend quand même les parapluies… Nous retournons dans la vieille ville et on profite (enfin) de la belle vue sur le Bodensee.

Derrière le mur, la mer (ou presque).

La ville est plutôt contrastée entre les vieux bâtiments assez beaux et charmants et des côtés un peu abandonnés. En particulier derrière la gare et la fin des voies où -si on comprend bien- il va y avoir du changement (affichage d’un projet architectural pour la ville).

A midi, on souhaite manger « léger » et on entre donc chez Café Vogler. Bri prend une soupe au potiron, moi un tramezzini avec Ruhrei (en fait une tartine à l’omelette). Je me laisse tenter ensuite par une gourmandise (Florentiner Apflekuchen) et un café. J’e, profite pour terminer d’écrire le récit du voyage jusque là et nous payons l’addition. Il ne pleut pas!

L’entrée du port de Lindau, avec son phare et son lion.

On retourne sur le pont et on monte au phare (2,10 € pp). Le gardien est très sympathique et volubile et cherche le contact avec les touristes ! La vue depuis le haut du phare est très belle ; un beau panorama sur la ville et l’immense lac qu’est le Bodensee.

Lindau, depuis le sommet du phare.

Il pleut sur Bregenz de l’autre côté du lac.

Pluie sur la Suisse. Nous sommes momentanément au sec.

On continue notre découverte du centre ville et allons voir l’ancienne Rathaus, qui est malheureusement fermée. Le bâtiment est magnifiquement peint — dans les tons rouges principalement. On se dirige ensuite vers le Stadtmuseum qui, comme on l’avait vu sur le site, est lui aussi fermé. L’expo consacrée à Paul Klee se terminait le 28 août… dommage!

On flâne encore, avant de retourner devant la Rathaus où du carillon devrait être joué « tous les jours à 17h45 ». On attendra en vain, rien ne se passe, à part la visite des moineaux ! La pluie par contre est à nouveau là….

On se dirige sans attendre vers le resto Wissingen qui nous a attiré pendant notre balade avec sa mousse au chocolat blanc ! Hugo en apéro, tartare de poisson fumé en entrée (délicieux) puis du matje pour Bri et du porc à la bière avec Knödel pour Mi. Tout est très bon mais trop copieux ! On prend malgré tout la mousse au chocolat blanc et fraises marinées qui s’avèrera être une grosse déception. Ce n’est pas mauvais, mais plutôt une sorte de glace vanille parfumée au chocolat blanc accompagnée de fraises froides. Tout comme il ne faut jamais rencontrer ses idoles, peut-être ne faut-il pas goûter ses fantasmes culinaires ?

Retour à l’hôtel sous la pluie. On se félicite d’avoir porté les parapluies toute la journée!

27,80 km – 1:46:36 – 15,64 km/h

Petit-déjeuner à l’hôtel, puis préparation des bagages. On ne se presse pas trop, la météo n’étant pas très excitante et l’étape prévue étant courte. On finit par partir vers 10h. Heureusement la pluie semble diminuer un peu voir disparaître, ce qui est toujours plus encourageant pour prendre la route!

La pluie des dernier jours laisse des traces.

On pensait que le Bodensee Radweg nous offrirait une vue sur le lac, mais en fait non. En tout cas pas pour ce tronçon là. Il y a le plus souvent des constructions ou des bois entre la route et le lac. Le style de village, orienté vers le tourisme, change. Cela devient de moins en moins « bavarois ».

On voit beaucoup d’arbres fruitiers basses tiges (poires, pommes, prunes) ainsi que des vignes. Nous arrivons à destination vers 12h30. On va au parc au bord de l’eau pour diner avec ce qu’il nous reste ; les fromages de l’avant-veille et des BelVita ! Il se remet à pleuvoir et on se dirige directement vers l’hôtel qui heureusement nous permet de faire une early check-in !

L’hôtel est un peu spécial de l’extérieur, mais aussi à l’accueil et dans les couloirs. La chambre est petite, mais aménagée de façon moderne. Fort cher cependant pour ce que c’est (134 € la nuit) surtout vu l’emplacement décentré. Mais c’est à nouveau à cause du salon Eurobike.

Après une bonne douche, je me rends au salon (tant qu’à être là…). Bri se ballade en ville. Je mets quarante bonnes minutes à pieds pour y arriver depuis l’hôtel.

Sur la route de l’Eurobike (qui passe par des zones industrielles et commerciales).

Quatorze euros l’entrée, ce n’est pas donné ! Le salon est immense, malheureusement beaucoup de stands sont déjà en train de replier malgré l’heure (à peine 16h). La visite est intéressante malgré tout, même si j’ai l’impression de devoir passer très vite partout. Je quitte vers 17h45 pour rejoindre Bri à l’hôtel, puis nous sortons pour aller manger.

Notre premier choix de resto (tapas) étant fermé, on se retrouve sur le port et on prend une table (la seule disponible) près de la porte d’entrée. On mange très bien; Spätzle, Schinken, Käse pour moi, pâtes aux scampis pour Bri. Il fait frais quand on sort du resto et nous rentrons vite à l’hôtel. Préparation des bagages pour le lendemain et dodo. Nous prenons le train relativement tôt demain matin et refaisons le trajet entre Aachen et Eupen en vélo.

Friedrischafen (DE) – Aachen (DE) en train
Aachen – Eupen (BE) à vélo
Eupen – Bruxelles en train

Gare de Friedrischafen, huit heure du matin

Lever matinal aujourd’hui pour le retour à la maison qui se fera principalement en train. On est à la gare avant huit heure. Nous partageons le quai avec des gens qui participés à l’Eurobike. Je peux me tromper mais on dirait bien des commerciaux venus d’Asie…

Les vélos dans le train au départ de Friedrischafen

Le voyage impose quelques changements de train, et les conditions d’affluence et donc de confort sont variables…

Un arrêt en gare, quelque part en Allemagne

Une fois à Aachen (Aix-la-Chapelle), nous effectuons comme à l’aller la vingtaine de kilomètres qui nous séparent d’Eupen en vélo. Je pense qu’on n’emprunte pas exactement la même route. La route vélo n’est pas parfaitement fléchée…

Quelque part entre Aachen et Eupen

On se dépêche au maximum pour arriver à Eupen pour l’heure du train ; c’est un peu la course contre la montre. Quand on arrive à la gare, un peu juste, on ne voit même pas le train partir devant nous : en raison de travaux, les horaires sont momentanément modifiés !

Dernier train de la journée, avant le retour à la maison en remontant de la gare… à vélo !