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Destination choisie "Jura 2012"

58,69km * 2:42:42 * 21,64km/h * D+ 150m

Taratataaa, nous voici en vacances! Cette année, nous reprenons le train Vauban au départ de Bruxelles et en direction de Basel, mais pas dans l’idée de se ré-attaquer à la Forêt Noire, elle nous a laissé trop de séquelle, mais bien pour partir vers le sud et comparer les Juras français et suisse.

Départ le jeudi de l’ascension à 7h44 de la gare du midi. Train direct et ce coup-ci on descend à Mulhouse; le trajet va donc durer dans les 6 heures. Petite inquiétude lors de l’embarquement, on ne retrouve pas le wagon belge qu’on avait eu l’autre fois et qui avait un grand compartiment à vélo ce qui nous permettait de ranger le tandem sans problème. Notre réservation indique un wagon précis et nous nous retrouvons devant un emplacement pour un vélo solo. Heureusement, dans le wagon d’à côté, les portes sont HS, ce qui nous permet d’installer tout notre matériel.

Un peu de plat avant la « montagne »!

Voyage sans encombre et nous voila à Mulhouse sous le soleil près à commencer notre périple avec une soixantaine de kms quasiment plat en direction de Montbéliard! Pour rejoindre les 2 villes, très simple, nous suivrons l’Eurovélo 6 qui relie Budapest à Nantes. Nous suivons donc le canal à un bon rythme, il fait beau et agréable. On suspecte un vent de dos qui nous facilite la tache.

On arrive à Montbéliard vers 16h, ce qui nous permet de nous installer au sympathique hotel Bristol et de nous ballader en ville. Souper au restaurant, saucisse de Montbéliard avec cancoillote pour le capitaine, friture de carpe pour la stockeuse.

Vue plongeante sur Montbéliard

71,39 km * 4:35:59 * 15,52km/h * D+1120m

Après un copieux et délicieux petit déjeuner à l’hotel, nous replions tout notre matériel et nous mettons en route pour faire la première étape de la GTJ (Grande traversée du Jura) qui nous amènera à une petit village à cheval sur le Doubs, qui à cet endroit-là dessine la frontière entre la France et la Suisse.

Il fait gris et la météo annonce des averses. Il a bien plu pendant qu’on mangeait et un timide soleil se fait voir pour notre départ, nous partons donc optimistes!

3 jours avant le départ j’ai compris que la GTJ n’était pas balisée du tout. Enfin uniquement sur quelques tronçons – qui s’avèreront en fait n’être que quelques panneaux sur tout le parcours. Nous avons tout retracé sur nos cartes 100 000è, et à part en ville on ne devrait pas trop se perdre. La sortie de Montbéliard n’est pas évidente, mais finalement en suivant les pistes cyclables, on part déjà dans le bon sens et on rejoint notre itinéraire après Audincourt tout cela via des chouettes pistes quasiment sans voiture!

La D35 que nous suivons compte elle un trafic assez important. Beaucoup de camions et comme ca monte on ne va pas spécialement vite. Ce n’est donc pas un passage hyper agréable. Heureusement peu après Blamont, on prend des routes plus petites et cela devient plus sympa!

Vers midi, on est tou près du Montechéroux, au mémorial à la résistance. On se réchauffe un risotto que l’on mange sous un timide soleil qui nous réchauffe.

Nous arrivons à Saint-Hyppolyte qui est absolument charmant! C’est visiblement le rendez-vous des motards et on peut comprendre pourquoi. La nous prenons la D437C qui va nous emmener gentillement vers les hauteurs.

Arrivée au charmant village de Saint-Hyppolite

Nous avons rapidement de très jolis points de vue sur les montagnes et en chemin vers Courtefontaine nous avons l’occasion d’observer de beaux rapaces qui volent à nos côtés.

Nous faisons une petite pause « chocolat » à Trévillers où il se met à pleuvoir des cordes. Nous nous mettons à l’abri sur la place mais devons bien nous résigner à repartir sous la pluie vu qu’elle n’a pas l’air de vouloir s’arrêter! Cela se calme assez rapidement et nous roulons à nouveau à sec. Nous avons décidé de quasiment chaque fois faire les variantes de la GTJ qui sont en général physiquement plus dures mais offrent des paysages à ne pas louper. Nous quittons donc la « voie normale » à Trévillers pour aller vers Goumois via sa corniche que nous ferons en partie cet après-midi et nous ferons la suite demain.

Après quelques kilomètres de montées, nous commençons à descendre vers Goumois. Heureusement mon capitaine apperçoit en dernière minute un point de vue et nous arrivons à arrêter notre semi-remorque à temps. La vue plongeante sur le Doubs est très belle même avec cette météo maussade. Nous nous arrêtons à une autre point de vue plus loin qui offre un point de vue sur Goumois.

Le pont de Goumois, nous sommes en France, de l’autre côté du Doubs, la Suisse

Au terme d’une folle descente, nous voici à Goumois (France donc) nous traversons le pont (et le Doubs) pour mettre nos pneus en Suisse! Nous revenons sur nos pas – si je puis dire – et nous dirigeons vers le camping qui se trouve à 1km environ du village. Le camping est sympa et nous installons notre tente avant de nous doucher et de retourner au village, cette fois à pieds pour y manger. La friture de carpes est toujours à l’honneur sur les cartes. Nous prenons l’apéro maison tous les deux et du jambon blanc/salade/frites. Arrosé d’un Arboy blanc pour moi et d’eau pour le capitaine! Nous mangeons courageusement en terrasse jusqu’à ce que quelques gouttes d’eau nous tombent sur le bout du nez. Heureusement nous avions terminé! Retour au camping sous une petite pluie, lecture distrayante des magasines disponibles à l’accueil et dodo!

59,66km * 4:36:19 * 12,95km/h * D+ 1200m

Nous ouvrons les yeux dans notre petite tente igloo après une nuit plutôt pluvieuse, mais à présent la météo à l’air plus clémente. J’aperçois même un bout de ciel bleu par la petite fenêtre! Si il pouvait faire beau pour notre ascension de la corniche de Goumois, ce serait bien!

Douche, petit dej porridge au camping, le temps de replier notre matos et voila qu’il fait splendide et torride; mon thermomètre – placé en plein soleil – annonce 35°!

Nous nous mettons en route tout guillerets pour attaquer cette belle ascension qui nous attend! Il nous faut donc remonter tout ce qu’on a descendu la veille depuis l’église de Goumois, qui est située très en hauteur par rapport au village.

Ca monte mais la côte n’est pas trop dure. On se retrouve rapidement à l’église, d’où on a déjà une très belle vue. Nous quittons à présent la route que nous connaissons pour partir de l’autre côté. Après quelques kilomètres de montée, nous voici déjà à la portion de route que nous voyions depuis le village et qui offre une vue plongeante et superbe sur Goumois et toute la vallée.

L’impressionante vue depuis la corniche de Goumois

On se fait doubler par des vélos de course et dans un sens on les envie grandement! Ils ont l’air d’avoir si facile! Nous, avec notre tank et notre remorque c’est autre chose 🙂
On mange au col de la vierge sur un « banc avec vue » au soleil! Saucisson d’âne, compté et pain acheté à Goumois. Quel régal.

On enchaine avec la plus forte côte de la journée vers « La montée ». Ca porte bien son nom rien à dire. Mon altimètre m’annonce des passages à 17% et on tourne dans les 14 en moyenne. Ceci est à nouveau une variante de la GTJ, mais cette côté vaut la peine d’être montée car les paysages traversés ensuite sont magnifiques!

On redescend ensuite vers Charquemont. Plus loin nous prenons à nouveau la variante qui nous permet de voir le barrage du Chatelot. Nous avons hésité un peu avant d’y aller car cela réprésentait descendre puis remonter! La descente en forêt est humide et tout ça salit notre beau tandem! La descente qui nous avait parue très forte ne nous parait pas si dure en montée finalement. En tout cas elle nous parait presque courte!

Mélange de pluie et de soleil à Morteau

Nous recontrons encore de belles montées avant d’entamer la fabuleuse descente vers Morteau! Une fois en ville, nous nous rendons directement à l’hotel où nous avons réservé une chambre. Après une douche et un peu de stretching, nous partons à la découverte de la ville. Nous essuyons une averse incroyable où nous ne voyons pas de nuages et où il fait ensoleillé! Nous repérons directement un restaurant qui à l’air très prometteur et nous revenons devant la porte à 19h, affamés. Et on ne s’est pas trompé; le restaurant Jacques Alexandre vaut définitivement la visite. On y bois un Arboy blanc délicieux et les 3 services sont extras pour un prix plus que correct. Quelle belle soirée. Le service est parfait même en étant relativement débordé vu que la salle est pleine.

Retour à l’hotel pour une bonne nuit de repos!

62,66km * 3:27:35 * 18,11km/h * D+ 790m

Après un bon petit déjeuner à l’hôtel et avoir admiré la brume au loin sur le paysage, nous récupérons notre attelage dans le grand parking un peu austère de l’hotel.

La vue depuis l’hotel est splendide!

Et nous voila reparti. Nous commençons pas des petites routes dans la plaine de Morteau. Il fait beau et le paysage est très agréable. Sans balisage ce n’est pas évident de voir quel chemin nous devons prendre et nous nous emmelons un peu les roues 🙂 sans grande conséquence, nous retombons sur notre route un peu plus loin.

Après la plaine, un peu de montée. Comparé à ce qu’on a monté hier à la corniche de Goumois, rien de bien terrible! La météo est parfaite, il fait beau mais pas trop chaud ce qui nous permet de monter sans trop de peine.

Les routes sont sympas; peu de trafic, d’agréables paysages. Nous pic-niquons sur la voie verte qui nous amènera vers Pontarlier. La vue est superbe et il fait très chaud. La traversée de Pontarlier est un peu difficile, on ne sait pas à priori où on doit aller et le trafic est dense. On parvient finalement à trouver la départementale que nous devons suivre. Heureusement que celle-ci a une piste cyclable car le trafic y est énorme.

On avance sous le soleil sur des routes super chouettes!

La piste cyclable est roulante et nous voila bientot en vue du lac de saint-point. Il fait tellement chaud que je rêve déjà de la piscine du camping! Le lac est magnifique avec cette météo estivale! Nous contournons le lac par la gauche et arrivons à Malbuisson milieu d’après-midi. Le camping est situé 1km après le village. Nous arrivons devant l’entrée du camping en même temps qu’un autre cyclotouriste. En discutant après avec lui, il nous raconte qu’il vient d’Australie et compte faire 3 massifs français, à savoir le Jura, les Alpes et les Pyrenées! Il est en route pour 3 mois le veinard!

Le point de vue sur le lac de saint-point depuis la route.

Nous nous installons sur un emplacement avec vue sur le lac et je vais tremper les pieds dans le lac car la piscine est fermée… 3 jours plus tôt il faisait 5° le matin! Ca doit à peu près être la température de l’eau également!

Nous profitons de la vue et nous rendons jusqu’à Malbuisson par le sentier du lac, très sympathique même si infestés de moustiques! Malbuisson ne propose pas beaucoup d’attractions et nous avons vite fait de faire le tour et d’apprendre par coeur les cartes des 3 restaurants ouverts ce soir! Nous nous décidons pour le restaurant du fromage après un catastrophique verre (une bière du Jura chère et pas bonne, mal servie avec une assiette de fromage tout aussi mal servie) au bar de l’hotel du lac.

Le restaurant du fromage est correct parait bien pâle comparée à notre expérience de la veille! Un fou-rire incontrolé du capitaine mettra un peu de piment dans la soirée 😉 Retour au camping par le même sentier du lac.

34,84km * 2:21:51 * 14,74km/h * D+ 1040m

Il a plu toute la nuit et ca semble être bien parti pour continuer aujourd’hui. On traîne sous la tente puis je me décide à me lever pour aller chercher des croissants au petit magasin du camping en profitant d’une accalmie.

La météo annoncée n’est pas bonne ca ne risque pas de s’améliorer. En revenant je vois notre voisin cyclo-touriste qui termine d’emballer ses affaires, je lui souhaite bonne route malgré la pluie. Il n’a « que » 52km à faire et garde le sourire.

On se décide à tout de même suivre ce qu’on avait prévu pour aujourd’hui, à savoir faire l’ascension du Mont d’Or.
Je m’habille avec moulte couches imperméables je risque de ne pas supporter ça très longtemps!
Depuis le centre de Malbuisson, on emprunte la route vers le fort Saint Antoine. La pluie est modérée. Après une déjà solide montée on redescend vers le pied du Mont d’Or. Sur le plat, on essuie une grosse averse qui nous trempe completement.

La montée commence directement sur des forts pourcentages. Il y a peu de passages plus plats au court de la montée.

J’avais été avertie par le gars du camping, une fois l’auberge et le parking passé, la côte est tout simplement énorme; ça ocille entre 17 et 18%. Tout simplement monstrueux. Mais lui qui ne me voyait pas arriver en haut, hé ben on l’a fait! J’arrive essoufflée, mais vivante 🙂

Tout ca pour une visibilité absolument nulle! On ne voit pas à 30 mètres. Enfin on s’en doutait un peu vu la météo! On ne s’attarde donc pas en haut car le vent est vraiment glacial et souffle sur nos vêtements mouillés. On redescend dans la foulée, direct au camping via Labergement.

Le magnifique panorama annoncé dans mon guide n’est pas au rendez-vous!

Après midi relax, on se balade dans Malbuisson à la recherche de la piscine, qui n’ouvre que 2 jours par semaine et pas aujourd’hui (dixit l’office du tourisme) et qu’on ne trouvera jamais!
Petit tour au Huit à 8 et dîner au resto le Lac où l’on mange un menu du terroir. Fin de soirée au salon pour boire un petit digestif; vin jaune pour le capitaine et liqueur de sapin pour la stockeuse!

83,08km * 5:03:02 * 16,44km/h * D+ 1040m

A nouveau grosse pluie toute la nuit, ca ne se calme pas au réveil et je n’ai même pas droit à l’accalmie de la veille pour aller chercher les croissants! J’y vais quand même, mais ce coup-ci on ne déjeune plus sur la place mais dans la tente… La pluie finit tout de même par s’arrêter et nous pouvons partir à sec.

On se dirige vers le bout du lac Saint-Point, et continuons vers le lac de Remoray. Entre les deux, un paysage de marécage et de tourbière, magnifique sous le ciel menaçant. Les paysages sont très beaux. Après Rondefontaine, on bifurque pour un A/R jusqu’à la source du Doubs. L’eau jaillit comme par magie de la roche avec une force terrifiante! Probablement gonflé par les pluies de la nuit et du matin, le débit est impressionnant. Mieux vaut ne pas tomber dans l’eau!

Jolis paysages dans la brume sous le ciel menaçant

Très chouette descente vers Saint Laurent-en-Gravaux sur une route sillonante à souhait et offrant de jolis paysages à chaques tournants.
Entre Saint Laurent-en-Gravaux et Morbiez on traverse la belle forêt de Saint-Laurent et ensuite celle de Morbiez. Le profil en montagne russe est exigeant, mais ce passage restera pour ma part comme un des plus beaux moment de ces vacances.

Descente vers Morbier puis Morez sur des dénivelés impressionnants entourés de ponts de chemins de fer. On se serait bien arrêtés dans les villes pour photographier plus à l’aise les maisons qui, malgré qu’elles soient dans l’ensemble en mauvais état, faisait un ensemble très agréable. Mais il est 16h et c’est la sortie de l’école et la circulation est tout simplement horrible. Nous quittons donc Morez au plus vite et commençons la longue montée vers Longchaumois que nous montons à belle allure. Arrivée au camping vers 16h30, chez l’habitant. La pelouse et magnifique et le camping quasiment vide. La douche fait du bien après toutes ces montées même si finalement nous n’avons pas eu de pluie.

Plus tard dans la soirée, nous nous remettons en selle pour aller manger à la Mouille, à l’auberge des forgerons. Nous passons une sympathique soirée et mangeons très bien avec une fois de plus un rapport qualité/prix fantastique.

56,61km * 3:49:04 * 14,62km/h * D+ 1220m

Nous quittons le sympathique camping assez tardivement (10h30) sous un soleil agréable et réconfortant. Il nous accompagnera une bonne partie de la montée après Longchaumois vers Lamoura, tel un fervent supporter.

Le ciel se couvre ensuite et on retrouve des températures plus fraiche (16° au lieu de 25°) ce qui n’est pas plus mal dans les montées. Lamoura est une jolie station de ski et nous apercevons de loin son adorable lac. La descente vers Mijoux est grisante! Mijoux a des airs de village de montagne qui me font penser à Chamonix.

Après Mijoux, on lunche le long de la D291 où nous recroisons les Allemands en motos du camping de Malbuisson. Nous repartons pour une folle descente dans des paysages impressionants. Nous sortons d’un petit tunnel ébahis par la vue que nous avons sur les montages. De plus le soleil est à nouveau avec nous.

ChézeryLes crètes du Jura, depuis Chézery

A Chézéry, nous nous envolons vers Menthières, montée longue et éprouvante, mais à nouveau, à force de persévérance, nous arrivons en haut. Nous avons même eu droit à une belle douche rafraichissante pour nous aider à arriver en haut! Quelle belle attention…

Nous arrivons au gîte comme un cheveu dans la soupe: ils n’ont pas noté notre réservation… Il y a de la place donc pas de soucis, mais le diner sera improvisé; simple mais très bon. Télé (si si) puis au lit!

80,87km * 4:35:12 * 17,63km/h * D+1060

Après un bon petit déjeuner au gîte, nous partons sous une météo plus clémente que la veille au soir. Les nuages sont toujours accrochés aux sommets et le vent s’est levé. Au col il fait froid! On ne s’attarde pas et nous mettons en route. On part pour 15km de descente vers Bellegarde-sur-Valserine. Très chouette descente avec de belles vues sur la ville et sur l’autre versant ce qui nous donne une petite idée de ce qui nous attend vu qu’on va remonter par là!

A Bellegarde, arrêt au Carrefour Market pour acheter un pique-nique. La sortie de la ville, sur la route qui mène à l’autoroute est un peu pénible d’autant que ca monte bien et que nous n’évoluons pas comme des flèches!

On est parti pour 12km de montée jusqu’au plateau du Retord. Assez vite, on quitte la route à grande circulation et on se retrouve au calme pour le reste de la grimpette. Le soleil tape à présent et il fait chaud et soif!

Je déserre un peu les chaussures…

On s’arrête au point de vue de Catray pour un dernier coup d’oeil vers Menthières et sur ce versant. Le temps reste brumeux en altitude et on ne voit pas les Alpes. Il nous reste quelques centaines de mètres pour atteindre le plateau. Nous mangeons sur l’herbe à l’écart de la route à peine dérangés par des enfants tirés par des huskies.

Ensuite ce sera une longue descente vers Culoz, point final de la GTJ. Plus de 40km de descente douce, ponctuée par des montées pas très fortes mais qui font mal aux jambes (elles devaient déjà se penser au repos les vilaines!!). Ces montées sont une fois de plus les variantes de la GTJ. La route des sapins offre de très belles vues sur la vallée par contre on se demande bien pourquoi elle porte ce nom là!

La chaleur est intense et se ressent dès qu’on ralenti l’allure. Petite pause à Champagne-en-Valromey pour une boisson fraiche et un chocolat à l’ombre d’un platane.
Le camping de Culoz est sympa bien que situé derrière l’usine CIAT. En soirée on part dans Culoz pour aller manger. La ville est devenue très calme depuis l’après-midi; elle est vide à l’exception de quelques hommes qui trainent.

On va au restaurant du commerce (seul resto d’ailleurs) d’une esthétique déprimante mais au rapport qualité/prix imbattable: 12,60€ pour un menu entrée/plat/fromage/dessert.
En revenant au camping nous constatons que la marre située à coté du camping est pleine de grenouilles qui font un bruit absolument épouvantable! Elles n’arrêteront pas le nuit en trio avec des criquets et ce qui devait être une chouette qui émettait un insupportable bruit de réveil matin-irrégulier une fois sur dix. Même le capitaine a eu du mal à dormir, c’est tout dire!
On va être frais demain pour attaquer le grand Colombier!

41,68km * 4:57:40 (dont 2:43:00 de montée) * 8,39km/h (ralenti par la descente, lisez vite le contenu de ce post pour savoir pourquoi….) * D+ 1299m

Aujourd’hui, après un petit déjeuner croissants, on part à 9h45 à la conquête du col du Grand Colombier.
La montée, au départ de Culoz, fait 18 km, avec une pente moyenne de 8%.

On n’aurait pas craché sur quelques kilomètres de plat pour s’échauffer, mais le camping est tout proche du pied de l’ascension et on ne va pas faire de détour, non plus…

Fatalement, la montée est longue. Et surtout certains passages sont pentus ; 14% par endroits… Pourtant, ça nous semble moins dur que le Mont d’Or que nous avons escaladé il y a quelques jours.

Tous les kilomètres, une plaque indique les kilomètres restants, l’altitude et la pente moyenne sur le tronçon à venir. Voilà qui est bien pour savoir où on est et se motiver. Même si avouons le, à la vitesse où on avance, on attend parfois longtemps avant de voir la plaque suivante.

A quatre kilomètres du sommet, après une petite pause pipi, nous nous faisons rattraper par un cyclo du coin. On discute un peu et il nous emmène à un joli point de vue, à 500 mètres de la route du col. Quand nous reprenons l’ascension, on passe un long replat avant, dans les alpages, d’apercevoir l’Auberge du Grand Colombier nichée à mi-chemin de ce qu’il reste de montée.

Nous nous arrêtons pour manger et boire, en terrasse. Face à nous, une vue vers les Alpes, qui ne se dévoilerons que furtivement à travers les nuages. Le Mont Blanc restera bien caché. Pourtant, il est là ! Les salades avalées et le vin bu, on reprend la montée pour les dernières centaines de mètre. Le sommet est grandiose, même si la nébulosité ne permet pas de voir très loin.

Finalement, nous ne sommes jamais qu’à 550 km de Bruxelles !

On entame la descente par le même versant, l’autre étant barré. Dans le doute, on préfère s’abstenir de s’engager dans la descente et de devoir faire demi-tour…
Après quelques virages à peine, le frein à disque avant hurle terriblement. Puis un bruit suspect se fait entendre ; je le met sur le compte de la température des freins. Puis un clac! très net et une grosse sensation dans le guidon : cette fois, on s’arrête. Et là, surprise : trois rayons sont cassés sur la roue avant.

Il nous reste 10 km pour rejoindre Culoz ; on va devoir les faire à pied.

A pied, on a encore plus de temps pour admirer le lac du Bourget…

Par bonheur, nous trouvons au magasin de vélos/motos/tondeuses/outillages du village des rayons qui conviennent. Le vendeur est complètement débordé, mais nous file rapidement les fameux rayons. Et j’entreprend donc de les placer moi-même sur la roue, pendant que d’autres clients se font servir. En vingt minutes, nous voilà dépannés !

Ce soir, on passe au grand magasin pour acheter à souper. Au menu : ravioli !

81,66km * 4:57:31 * 16,46km/h * D+ 1090m

Nous quittons Culoz sous le soleil après un petit dej croissants/pains au chocolat/brioche. Nous prenons la direction de Seyssel en empruntant une piste située entre le Rhone et un canal. On hésite un peu avant de trouver la piste; cela paraissait plus clair sur la carte que sur le terrain! Ca nous rapelle des mauvais souvenirs en C.O. (course d’orientation).

Nous arrivons à Seyssel et tombons directement sous le charme du village. Un peu avant d’arriver à l’entrée du village, nous avons pu admirer une équipe de jeunes cyclistes qui s’entrainaient sur une piste.

Après Seyssel, nous enchaînons routes très calmes sur routes à plus fort trafic. Nous avons à présent quitté la GTJ et ne sommes pas encore sur la route 7 Suisse, nous faisons donc un trajet custom! A plusieurs reprise, nous apercevons les Alpes, bien mieux que depuis le grand Colombier. Nous suivons la D89 et traversons de sympas petit village sous un soleil torride. Nos six bidons ne suffisent plus et nous devons allez dans un café demander de l’eau.

Au pays du Vuache

Avant d’arriver à Gex on a bien l’impression qu’on va se retrouver sous les fameux orages qu’on nous annonce depuis plusieurs jours, mais finalement ce ne sera que quelques grosses gouttes bien chaudes, plutot agréables!

Nous arrivons au camping de Gex à nouveau sous le soleil bien heureux que nos rayons aient tenus le choc. Nous nous installons, sommes quasiment seuls dans le camping – ce qui devient une habitude 🙂 Le capitaine prend son courage à deux mains et se lance dans un début de soirée machine à laver. Pendant ce temps la on se relaxe et on stretche.
Une fois la lessive terminée, nous partons à la découverte de Gex qui s’avère être assez petite et pas vraiment passionnante. Le choix du restaurant n’est pas simple, on préfère éviter de lourds plats au fromage et nous tournons donc vers un resto couscous où nous sommes les seuls clients.
Nous redescendons à travers une ville déserte jusqu’au camping et allons nous coucher après avoir admirer les étoiles.

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